•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Cour suspend l'interdiction de réapprovisionner des salmonicultures

Une entreprise piscicole dans les îles Discovery, en Colombie-Britannique.

Le juge Peter George Pamel estime que les entreprises piscicoles Mowi Canada West et Saltstream subiraient un préjudice réel et irréparable si elles n'étaient plus autorisées à approvisionner leurs fermes.

Photo : Offerte par Mowi

Radio-Canada

Un juge de la Cour fédérale suspend l'interdiction de réapprovisionner trois fermes de salmoniculture situées dans les îles Discovery, près de Campbell River, en Colombie-Britannique.

Le juge Peter George Pamel estime que les entreprises Mowi Canada West et Saltstream subiraient un préjudice réel et irréparable si elles n'étaient plus autorisées à approvisionner leurs fermes d'élevage de saumons.

Le gouvernement fédéral a annoncé en décembre 2020 que les permis d’exploitation de 19 fermes d’élevage ne seront pas renouvelés et qu'il ne sera pas possible de transférer de nouveaux poissons dans les salmonicultures d'ici à leur fermeture complète, en juillet 2022.

Les entreprises disent que le réapprovisionnement en saumons est essentiel à l'exploitation de leurs permis actuels.

Un saumon est remonté d'un filet.

Les exploitations piscicoles présentent une menace pour les saumons sauvages, selon des experts.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

De lourdes conséquences

En janvier, plusieurs entreprises d'aquaculture ont demandé une révision judiciaire pour contester la décision du ministère des Pêches et des Océans d'éliminer progressivement les fermes des îles Discovery.

Le juge Pamel soutient que les conséquences pour les communautés locales et les entreprises sont plus importantes que les preuves qui lui ont été présentées au sujet de leur impact environnemental. Il souligne en outre que les fermes ne posent qu'un risque minime pour les stocks sauvages, selon une conclusion du Ministère.

Le préjudice causé à Mowi et à Saltstream, ainsi qu'à leurs employés, à leurs familles et à d'autres entreprises de la communauté, en particulier les entreprises des Premières Nations, sera réel et considérable si l'injonction n'est pas accordée, note le juge dans sa décision.

En ces temps très difficiles, étant donné la façon dont les Canadiens cherchent à naviguer dans les réalités de la pandémie, ces facteurs l'emportent sur ceux de l'intérêt public.

Le tribunal a appris que Mowi subirait des pertes d'environ 26 millions de dollars et devrait licencier au moins 78 personnes.

Le chef de la Première Nation Homalco, Darren Blaney.

Le chef de la Première Nation Homalco, Darren Blaney, n'est pas satisfait de la décision de la Cour et se sent trahi par les actions de Mowi.

Photo : Radio-Canada / Kieran Oudshoorn

Une gifle pour les premiers peuples

La ministre fédérale des Pêches, Bernadette Jordan, s'est appuyée sur des consultations avec sept Premières Nations pour prendre sa décision.

La contestation en justice de Mowi est une gifle, affirme le chef de la Première Nation Homalco, Darren Blaney.

« C'est un manque de respect total de la culture des Premières Nations. »

— Une citation de  Darren Homalco, Darren Blaney

Nous avons été consultés, nous leur avons demandé de se retirer et ils se battent pour y retourner, dit-il.

En 2012, la Commission d'enquête Cohen dressait une liste de 75 recommandations pour protéger le saumon sockeye du fleuve Fraser, en Colombie-Britannique. L’une d’entre elles consistait à interdire la salmoniculture en filets dans les îles Discovery.

Le ministère fédéral des Pêches et des Océans n’a pas immédiatement répondu aux demandes d’entrevues.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !