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Explosion sur un navire iranien en mer Rouge

Le cargo iranien « Saviz ».

Photo satellite du cargo iranien « Saviz » en mer Rouge, au large des côtes du Yémen, le 1er octobre 2020.

Photo : Associated Press / Planet Labs Inc.

Radio-Canada

Les autorités iraniennes enquêtent sur une explosion qui a endommagé mardi le Saviz, un navire commercial croisant en mer Rouge. Si Téhéran évoque une déflagration d'origine indéterminée, les soupçons se portent sur Israël.

Des informations de presse font état d'une attaque de représailles contre le bâtiment stationné dans la région depuis quelques années pour soutenir les commandos iraniens envoyés en mission d'escorte de navires commerciaux.

Iraniens et Israéliens s’accusent depuis le début du mois de mars d'attaques contre des navires de chacun de ces deux pays ennemis.

Citant une source officielle américaine, le New York Times rapporte que les Israéliens ont prévenu les États-Unis que leurs forces avaient frappé le Saviz mardi à environ 7 h 30 heure locale. Une attaque présentée comme une mesure de représailles à des frappes antérieures de l'Iran contre des navires israéliens.

Les autorités israéliennes n’ont pas commenté ces informations.

Il s’agit d’une explosion de mines terrestres dans la coque du navire, selon le Tehran Times, un journal iranien en langue anglaise.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saeed Khatibzadeh, a précisé pour sa part que l’explosion a eu lieu vers 6 h du matin près de la côte de Djibouti. Il a indiqué que les dommages étaient mineurs. Heureusement, aucune victime n'a été signalée, a-t-il ajouté.

M. Khatibzadeh a déclaré que le Saviz est un navire non militaire, dont les spécifications et la mission ont été officiellement enregistrées auprès de l'Organisation maritime internationale (OMI).

Il s’agit d’un navire transporteur de marchandises appartenant à l'IRISL, la compagnie maritime publique iranienne, construit en 1999, selon le site spécialisé MarineTraffic.

Cette explosion en mer Rouge a lieu au moment où reprennent à Vienne les discussions entre Téhéran et la communauté internationale pour tenter de sauver l'accord sur le nucléaire iranien.

L’accord, conclu en 2015, a été torpillé par l’ancien président américain Donald Trump qui en a retiré son pays en 2018. Il s’en est suivi une série de sanctions économiques et financières américaines contre l’Iran.

En revanche, Téhéran s'est affranchie de la plupart de ses engagements pris à Vienne. Les autorités iraniennes refusent depuis toute rencontre directe avec Washington.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, quitte les lieux après les négociations sur le nucléaire iranien, le 6 avril 2021 à Vienne.

Photo : Getty Images / Thomas Kronsteiner

Lueur d’espoir?

Le président iranien, Hassan Rohani, s'est félicité plus tôt mercredi de l'ouverture d'un nouveau chapitre.

Si [Washington] fait preuve de sérieux et d'honnêteté – c'est tout ce que nous demandons – [...] je pense que nous pourrons négocier en peu de temps, si nécessaire, avec le 4+1.

Une citation de :Hassan Rohani président iranien

Mardi soir, Téhéran comme Washington évoquaient des discussions fructueuses lors de la première journée.

Les États-Unis, dont le département d'État a envoyé un représentant à Vienne pour des discussions avec les Européens, les Russes et les Chinois se sont dits prêts à passer en revue des sanctions imposées à l'Iran si Téhéran se plie de façon stricte à l'accord conclu en 2015.

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