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Saisie de centaines de milliers de comprimés contrefaits à Longueuil

Des policiers portant des combinaison et des masques discutent entre eux.

Des policiers de la GRC munis de combinaisons de protection sont intervenus lors de l'opération.

Photo : Radio-Canada / Simon-Marc Charron

Radio-Canada

Des policiers de Longueuil et de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont mené une série de perquisitions mercredi à Longueuil pour démanteler un réseau de trafiquants de médicaments et de produits pharmaceutiques contrefaits. Deux personnes ont été arrêtées.

Au moins cinq perquisitions ont été menées dans le Vieux-Longueuil et à Saint-Hubert par des agents de l'Unité mixte d'enquête sur le crime organisé de la GRC (UMECO) qui enquêtaient sur ce réseau depuis plusieurs mois.

L’équipe de démantèlement de laboratoires clandestins de la GRC est aussi intervenue, mais aucun laboratoire n’a été découvert. Au moins deux arrestations ont été effectuées.

Les agents ont cependant saisi plusieurs centaines de milliers de comprimés contrefaits présumés contenir de l'étizolam et de la méthamphétamine, selon un communiqué de la GRC.

Du matériel d'ensachement de stupéfiants et d'envois postaux a également été retrouvé sur les lieux.

Selon la police, il s’agit d’un réseau de distribution et d’exportation au Canada et aux États-Unis de médicaments contrefaits, notamment du Xanax, un psychotrope anxiolytique particulièrement populaire chez les adolescents et amateurs de drogues de synthèse.

L'enquête avait été ouverte au Canada après la saisie par les autorités américaines de quatre colis en provenance du Québec qui contenaient des milliers de comprimés pharmaceutiques contrefaits, principalement du Xanax.

En remontant la filière des envois postaux, les enquêteurs canadiens ont découvert qu'une fois que la transaction avait été conclue entre les trafiquants et leurs clients, les drogues contrefaites étaient envoyées aux clients par l'entremise de services postaux à partir de la région de Montréal.

Contrairement aux médicaments originaux qui contiennent de l'alprazolam, l'analyse en laboratoire des comprimés de Xanax interceptés par nos policiers a démontré que la majorité contiennent de l'étizolam. Il s'agit d'un dépresseur du système nerveux central appartenant à la famille des benzodiazépines. Bien que prescrite de façon légitime dans certains pays pour ses propriétés anxiolytiques et sédatives, l'étizolam est associée à un nombre croissant de surdoses, lorsque consommées de façon non médicale, précise le communiqué de la GRC.

Des analyses supplémentaire en laboratoire seront nécessaires afin de déterminer si les comprimés saisis aujourd'hui contenaient aussi de l'étizolam.

Quant aux deux suspects arrêtés, ils devront répondre à plusieurs chefs d'accusation, dont trafic et exportation de substances illégales. Les deux individus ont été remis en liberté en attendant leur procès.

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