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Une interdiction discutée depuis des semaines

La route 132 longe la Haute-Gaspésie. Aucune autre route ne permet d'y circuler.

La MRC de la Haute-Gaspésie, en zone jaune, est voisine de la Matanie, en zone rouge (archives).

Photo : Radio-Canada

L'annonce mardi après-midi de l'interdiction de se déplacer d'une zone rouge vers une zone jaune, qui entrera en vigueur jeudi, a surpris plusieurs citoyens de l'Est-du-Québec. La santé publique affirme toutefois que cette mesure était discutée depuis des semaines.

C'est la proposition de l'ensemble des directeurs et directrices des régions où l'épidémiologie est basse. C'est discuté depuis plusieurs semaines, affirme le directeur de santé publique Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, Dr Yv Bonnier-Viger.

Il précise toutefois que cette interdiction ne s'applique pas aux personnes qui doivent se déplacer pour une raison essentielle, comme le travail ou un rendez-vous médical.

Ça rend le message clair. Jusqu'ici, c'était non recommandé. Dire que c'est interdit, ça veut dire qu'on y pense à deux fois. Si on a à se déplacer, il faut vraiment que ce soit essentiel.

Une citation de :Dr Yv Bonnier-Viger, directeur de santé publique Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

Il s'agit de protéger les régions qui ont peu de transmission virale actuellement. Les nouveaux cas que nous avons dans notre région, pour la plupart sont arrivés de l'extérieur, indique Dr Bonnier-Viger en entrevue à l'émission Bon pied, bonne heure.

La Gaspésie ne compte actuellement que sept cas actifs de COVID-19.

De plus, bien que l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) recense deux cas de variants en Gaspésie, Dr Bonnier-Viger précise qu'il s'agit de personnes qui résident à l'extérieur de la région. Il estime qu'il n'y a aucun cas de variant sur le territoire pour le moment.

Pas de barrages routiers

Le gouvernement de François Legault a précisé mardi qu'il n'y aura pas de barrages routiers mis en place entre les régions de différents paliers d'alerte.

Or, les policiers pourront mener des contrôles aléatoires, selon Dr Bonnier-Viger. Sans remettre de contrat d'infraction, les policiers pourront alors avertir les réfractaires et leur demander de retourner dans leur région.

Nos sondages nous disent que quand les gens font face à une nouvelle règle, il y a au moins le deux tiers des gens qui l'acceptent et la respectent. Alors déjà, si on réduit le trafic de deux tiers, ça va être un bonus pour nos régions, souligne Dr Bonnier-Viger.

Les élus pris par surprise

Cette interdiction n'a pas été mentionnée mardi lors du point de presse de François Legault. Plusieurs élus locaux se sont donc dits surpris de voir une ligne à cet effet dans le décret de l'annonce.

C'est notamment le cas du préfet de la MRC de la Haute-Gaspésie, Allen Cormier, qui rapporte avoir appris l'existence de cette mesure lorsqu'il a été contacté par un journaliste à ce sujet.

Il y a effectivement eu un manque de communication. La nouvelle est passée sous le radar, déplore le préfet.

Les gens nous écrivent, on reçoit énormément de questions, mais c'est difficile de répondre alors que nous même on n'a pas toute l'information. Ça devient pratiquement gênant.

Une citation de :Allen Cormier, préfet de la MRC de la Haute-Gaspésie

On aurait aimé être informés du détail, indique M. Cormier, qui rappelle qu'il existe de nombreux liens économiques et sociaux entre la Haute-Gaspésie, en zone jaune, et la Matanie, en zone rouge.

Ça fait plusieurs semaines que nous en discutions, donc les élus savaient que c'était quelque chose qui s'en venait éventuellement, mais je pense qu'ils avaient cessé d'y croire eux aussi, avance pour sa part Dr Bonnier-Viger.

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