•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La maladie neurologique inconnue fait une autre victime au Nouveau-Brunswick

Des chirurgiens dans une salle d'opération.

Les symptômes s’apparentent à ceux de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, une forme rare et mortelle de trouble neurocognitif, mais les tests effectués jusqu’à présent ont écarté cette piste et toutes les autres maladies à prions (archives).

Photo : University Health Network

Radio-Canada

Une sixième personne a succombé à la maladie neurologique inconnue qui sévit au Nouveau-Brunswick, selon le neurologue Alier Marrero qui dirige l’enquête médicale provinciale en la matière.

Le Dr Marrero compte maintenant 44 cas de cette maladie dans la province, soit un de plus que les 43 signalés en mars.

Mais ni le Dr Marrero ni la santé publique n’indiquent où et quand la sixième personne est morte ni où et quand le 44e cas a été découvert.

La santé publique affirme par courriel que, depuis la découverte du premier cas, il y a eu 43 autres cas présumés pour un total de 44, et qu'il y a eu 6 morts. Ce sont des personnes de tout âge, selon elle.

Mais la santé publique ne donne aucun autre détail. Elle n’a organisé aucune séance d’information publique depuis que la population a pris connaissance de cette maladie, il y a trois semaines.

Des symptômes sont similaires à ceux de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, une maladie cérébrale rare et mortelle, selon une note de la santé publique obtenue par Radio-Canada. La note est datée du 5 mars et elle a été envoyée à des professionnels de la santé.

Toutefois, les tests effectués jusqu’à présent concluent qu’il ne s'agit pas d'une maladie à prions, comme celle de Creutzfeldt-Jakob. Les scientifiques se penchent sur la piste d’une origine environnementale.

La santé publique promet des mises à jour

La santé publique a noté que les cas semblent se concentrer dans la Péninsule acadienne et dans la région de Moncton, mais sans préciser où exactement.

Des élus, dont le maire de Bertrand, Yvon Godin, qui préside le Forum des maires de la Péninsule acadienne, ont récemment réclamé plus d'informations. M. Godin a demandé de meilleures communications de la santé publique pour dissiper l’inquiétude de la communauté.

La députée libérale de Caraquet, Isabelle Thériault, abonde dans le même sens.

Nous, on demande de la transparence au gouvernement, on demande que s’il a des informations quelconques, qu’il les partage au public, dit-elle.

Elle rapporte que les gens de sa région sont inquiets et qu’elle a reçu des appels à son bureau de circonscription à ce sujet.

Il y a des gens qui appellent ici et qui m’en parlent lorsque je les croise. Il y a visiblement une inquiétude. C'est une maladie inconnue et l'inconnu fait peur. Les gens aimeraient en savoir davantage.

Isabelle Thériault dit qu’elle est consciente que des scientifiques tentent présentement de mettre le doigt sur les causes de cette maladie inconnue.

La santé publique comprend les préoccupations du public, particulièrement dans les régions de la Péninsule acadienne et de Moncton, selon le porte-parole gouvernemental Bruce Macfarlane.

L’enquête n’a toutefois trouvé aucune preuve d’un lien entre la maladie et ces régions géographiques. Rien ne permet de conclure, selon M. Macfarlane, que les résidents de ces régions sont plus à risque que les autres résidents de la province.

Bruce Macfarlane ajoute que la santé publique veut demeurer transparente dans le cadre de cette enquête et qu’elle fera des mises à jour régulières sur une page web qui est en cours de création.

Avec des renseignements de Marie Sutherland, de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !