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Déception de citoyens de Rock Forest voulant être raccordés au réseau d’aqueduc

Eau qui coule d'un robinet

Des citoyens de la rue des Boisés-du-Lac, dans le secteur de Rock Forest, veulent être raccordés au réseau d’aqueduc de la Ville.

Photo : iStock

Radio-Canada

Des citoyens de la rue des Boisés-du-Lac, dans le secteur de Rock Forest, qui veulent être raccordés au réseau d’aqueduc de la Ville, se disent déçus du manque d’ouverture du conseil municipal concernant leur requête.

C’est le conseiller municipal Pierre Tremblay, du district du Lac-Magog, qui a amené le sujet lors d’une séance de comité plénier public du conseil municipal, mardi. Un dossier qui lui tient à coeur.

La rue des Boisés-du-Lac est la dernière rue à la limite du périmètre urbain de la Ville de Sherbrooke, juste avant Sainte-Catherine-de-Hatley. Une situation particulière, concède Pierre Tremblay. Les résidents de la rue l’ont approché en juillet 2020 afin qu’ils puissent être branchés au réseau d’aqueduc municipal.

Étant situés en dehors du périmètre, les propriétaires ne peuvent s’y brancher. Après avoir monté un dossier pour démontrer que certaines propriétés étaient branchées au réseau d’aqueduc et d’autres non, le conseiller municipal dit avoir pris conscience de l'incongruité de la situation.

Vote informel du conseil municipal

Après avoir exposé la situation, le conseil municipal a effectué un vote informel. La majorité des élus, soit 10 d’entre eux, ont voté pour le statu quo. Pierre Tremblay, Paul Gingues et Pierre Avard ont voté contre. Évelyne Beaudin et Marc Denault se sont abstenus de voter.

Les élus ne veulent notamment pas créer de précédent, car d’autres citoyens vivant dans d’autres secteurs de la Ville ont la même requête. Oui, il y a plusieurs rues qui sont situées en dehors du périmètre urbain de Sherbrooke. J’en conviens. Mais celle-ci est vraiment particulière et nos installations d’aqueduc sont déjà rendues là, a insisté Pierre Tremblay.

Daniel Viens, le représentant des résidents de la rue des Boisés-du-Lac, se dit très déçu du vote du conseil municipal. Je croyais qu’on avait un dossier assez solide étant donné qu’on avait une majorité de résidents de la rue, plus de 60 % [soit huit sur onze], qui étaient d’accord avec la demande auprès de la Ville et qui étaient prêts à défrayer entièrement les coûts de ces travaux, lance-t-il en entrevue avec Radio-Canada Estrie.

M. Viens dit avoir des problèmes avec son puits et avance ne pas être le seul. Plusieurs citoyens ont des problèmes en eau, que ça soit la quantité d’eau, d’autres ont des problèmes de taux élevés en arsenic, trois fois plus élevés que la norme, dit-il. Tout le monde a entrepris des démarches de leur côté sur la rue pour essayer de régler le problème.

Nous mêmes, lorsqu’on a eu un ralentissement de notre puits, on a fait des démarches de notre côté et on s’est fait dire que ça pouvait arriver, qu’un puits n’était pas éternel et que c’était peut-être une nécessité d’en faire un autre.

Une citation de :Daniel Viens, le représentant des résidents de la rue des Boisés-du-Lac

20 000 $ pour un nouveau puits

Le prix d’un nouveau puits est d’environ 20 000 $ alors que le raccordement en aurait coûté environ 25 000 pour chacun des treize citoyens. Daniel Viens pense que l’accès à l’eau potable est une nécessité pour les citoyens.

On parle quand même d’une grande ville, c’est quand même essentiel. Si l’aqueduc n’avait pas été sur notre rue, jamais j’aurais pensé entreprendre cette démarche-là auprès des résidents et encore moins auprès de la Ville.

Une citation de :Daniel Viens, le représentant des résidents de la rue des Boisés-du-Lac

Les huit résidents résidents ont décidé de se séparer la facture que pourrait coûter le raccordement de façon équitable. On s’est tous entendus pour partager les frais de façon égale, parce qu’on ne voulait pas créer d’injustice, précise Daniel Viens.

Ce dernier expose d’ailleurs une situation qu’il trouve illogique. À deux kilomètres de chez moi, il y a un terrain de camping qui est en train de s’agrandir. Ils font partie du périmètre urbain et ils ont l’aqueduc. Des résidents qui viennent juste l’été, eux ont l’eau potable à Sherbrooke, alors qu’ils ne paient pas de taxes. Et des citoyens qui vivent ici depuis plusieurs années, qui paient leurs taxes, qui n’ont pas droit à l’eau potable, regrette-t-il.

Une rencontre prévue avec les citoyens

La Ville prévoit une rencontre avec les citoyens de la rue dans l’avenir, dont la date n’a pas encore été décidée. Daniel Viens ne croit pas que cette rencontre va permettre de faire changer les choses. Ils veulent juste parler à tous les citoyens et leur présenter la situation. Ils ne veulent pas aller plus loin. Ils ne sont pas ouverts à trouver une solution, conclut-il.

De son côté, le maire de Sherbrooke, comme d’autres élus, a fait savoir que si la santé des citoyens était engagée, la Ville allait intervenir. À partir de maintenant, ils doivent faire faire une expertise de leurs puits, parce qu’il y a quand même un coût pour nous, notamment pour le traitement des eaux, souligne-t-il.

Ils doivent nous amener ces résultats-là pour qu’on puisse faire la bonne analyse. Et si on est capable de prouver qu’il y a une réelle problématique, sans aucun doute, ça va revenir au conseil et on va voter pour le raccordement. Il y a quand même des étapes à suivre et ces règles-là sont bien établies. On ne peut pas se permettre à le faire [de façon] aléatoire, lance le maire de Sherbrooke.

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