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Sherbrooke impose une limite de 21 habitations dans le secteur du chemin Rhéaume

Panneau du projet La Vallée d'Orford situé sur le chemin Rhéaume à Sherbrooke.

Le projet La Vallée d'Orford est situé sur le chemin Rhéaume à Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / Bertrand Galipeau

Radio-Canada

La Ville de Sherbrooke a modifié, mardi, le zonage dans le secteur du chemin Rhéaume, où le projet de la Vallée d'Orford ne fait pas l’unanimité. Ce changement devrait restreindre le nombre d’habitations pouvant y être construites.

Ce qui est proposé ce soir, c’est de modifier le zonage, de le contingenter à 21 lots. Ce qui est pour nous plus ou moins 18 lots pour le rendre conforme au schéma d’aménagement, a expliqué le conseiller du district des Quatre-Saisons, Vincent Boutin, également président du comité consultatif d'urbanisme.

Rappelons qu’en novembre dernier, la Commission municipale du Québec avait donné raison à un groupe de citoyens qui s’opposaient à la construction d’une cinquantaine de résidences sur le chemin Rhéaume dans le cadre du projet de la Vallée d’Orford. La Commission avait conclu que ce projet ne respectait pas le schéma d’aménagement et de développement révisé de la Ville.

La Ville de Sherbrooke avait accordé le droit au promoteur de construire environ cinquante maisons unifamiliales dans ce secteur de Saint-Élie, en dehors du périmètre urbain. Or, le schéma d'aménagement et de développement révisé de la Ville n’en prévoyait que 18.

Comme le souligne Vincent Boutin, cette modification du zonage forcera le promoteur à revoir sa copie concernant son projet résidentiel qui devra être abaissé à environ 18 lots. S’il y a d’autres modifications ou dérogations, on les traitera le moment venu, souligne-t-il.

Steve Lussier et Nicole Bergeron enregistrent leur dissidence

Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, ainsi que la présidente du conseil municipal, Nicole Bergeron, ont tous deux enregistré leur dissidence dans ce dossier. Le maire de Sherbrooke dit être préoccupé concernant la conservation des milieux humides. Avec cette modification du zonage, il dit n'avoir aucune garantie sur ce qui sera préservé.

Au départ, les promoteurs s’étaient engagés à préserver une zone écologique qui était de 73 acres qui étaient cédés à la Ville. Ce qui n’est plus le cas à partir de maintenant, dit-il.

On avait quand même une protection des milieux humides de 98,4 %. C’était le meilleur des deux mondes qu’on avait. On aurait pu s’entendre à ce que les promoteurs puissent protéger une plus grande partie de chacun des lots. Là, on [ne sait pas] s’ils développeront les 21 lots dont on parle sur la superficie, complètement.

Une citation de :Steve Lussier, maire de Sherbrooke

Steve Lussier dit attendre de voir ce qui sera préservé ou non dans la zone du projet résidentiel qui sera soumis par le promoteur.

La conseillère Évelyne Beaudin, qui n’a jamais caché son opposition au projet sur le chemin Rhéaume, s’est pour sa part dite surprise de cette décision du maire. La décision de ce soir est uniquement sur un contingentement qui sert à faire en sorte que notre schéma d’aménagement soit conforme à nos règlements d’urbanisme. C’est ce qui aurait dû être fait depuis le début, lance-t-elle.

Ce soir, il n’y a ni de perte ni de gains au niveau des milieux naturels. C’est juste de s’assurer que notre règlement soit conforme à notre schéma d'aménagement, martèle la conseillère. On aurait pu mettre 18 lots, mais on a préféré mettre 21. Il n’y a aucun projet qui a été déposé par le promoteur. En tout cas, s’il a été déposé, je ne suis pas au courant, ironise-t-elle.

De son côté, Nicole Bergeron craint que ce dossier coûte excessivement cher à la Ville de Sherbrooke. En cohérence avec la décision que j’ai prise depuis le début de ce dossier, qui n’est pas terminé, insiste-t-elle.

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