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Une résolution d’appui à GNL Québec adoptée par les élus de Saguenay

Une affiche sur un terrain vague.

L'usine de liquéfaction de gaz naturel de GNL Québec serait construite près du terminal maritime de Grande-Anse, dans l'arrondissement de La Baie à Saguenay.

Photo : Radio-Canada / Pascal Girard

Les élus de Saguenay réitèrent leur appui au projet de construction d’une usine de liquéfaction de gaz naturel à La Baie par l'entreprise GNL Québec.

La résolution d’appui présentée par la mairesse Josée Néron à ce sujet a toutefois été amendée, à la demande du conseiller municipal et président de la commission Environnement et développement durable de Saguenay, Simon-Olivier Côté.

J’ai un malaise de voter pour la résolution telle que vous l’avez lue. J’ai un malaise à faire un appui de la sorte envers le projet de GNL Québec sans mettre certaines conditions environnementales , a déclaré Simon-Olivier Côté, qui a proposé que l’appui soit fait [...] dans la mesure où il [le projet] respecte les exigences environnementales du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) et qu’il obtienne l’autorisation du gouvernement du Québec.

Cet ajout fait écho aux demandes du ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charrette, qui a dévoilé, le 24 mars, le rapport de la commission du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) chargée d’analyser le projet. Le ministre a émis trois conditions pour que le projet, pour lequel le BAPE a émis de nombreuses réserves, puisse obtenir l’aval du gouvernement. Il devra obtenir l’acceptabilité sociale, ce qui n’est manifestement pas le cas actuellement, favoriser la transition énergétique et contribuer à la diminution des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Les conseillers Kevin Armstrong, Carl Dufour, Éric Simard, Michel Potvin, Michel Tremblay, Julie Dufour, Brigitte Bergeron, Michel Thiffault, Simon-Olivier Côté et Marc Bouchard ont voté pour la résolution amendée. Cette majorité d’élus a fait en sorte que la résolution adoptée contient les modifications proposées par Simon-Olivier Côté.

Plusieurs élus s’étaient opposés à l’ajout, sous prétexte que les conditions du ministre sont on ne peut plus claires et qu’il faut cesser de tergiverser et accorder un appui sans équivoque à GNL Québec. 

J’étais d’accord avec ce que vous aviez lu. Qu’on inclue encore une deuxième paire de mitaines, il y a tellement de monde qui font tout pour essayer de faire manquer ce projet-là. Je trouvais que la première résolution était correcte parce qu’elle inclut les trois conditions que le ministre a mises sur la table. Pourquoi? C’est parce qu’on a peur de mal paraître encore? , s’est interrogé Jean-Marc Crevier, conseiller du district #6, dans le secteur Arvida.

Ce projet-là est attendu et désiré par la population. J’appuie personnellement GNL Québec , a renchéri le Baieriverain Raynald Simard.

Un plan aérien permet de voir où prendrait place le projet de GNL Québec.

Un plan aérien du projet de GNL Québec

Photo : Radio-Canada

Ardent défenseur du projet nommé Énergie Saguenay, Marc Pettersen a fait part de sa lassitude de voir les élus hésiter à s’engager sans nuance à l’égard du projet qui serait le plus important à caractère privé de l’histoire du Québec.

Je pense qu’on coupe les cheveux en quatre. L’appui qu’on devrait donner, c’est un appui sans équivoque au projet de GNL Québec. Ils vont faire leurs devoirs. Le ministre doit statuer sur l’acceptabilité sociale. Il n’a pas à statuer sur les grands projets , a-t-il avancé. 

Malgré les réserves émises par le BAPE en ce qui a trait à la création d’emplois durables pour la région, Marc Pettersen est d’avis que le projet serait bénéfique et important pour l’économie régionale. 

Le projet total, pour Saguenay, serait à peu près de 1200 à 1300 emplois. C’est 700 à 800 maisons […]. Moi, je trouve qu’on est un peu timide parce qu’on revient sur ce qui a été dit. Là, notre but, ce n’est pas de dire qu’on appuie GNL à condition qu’ils respectent les conditions environnementales. […]. On aurait dû aller plus simple que ça : on est pour GNL, on est pour les emplois au Saguenay-Lac-Saint-Jean , a ajouté Marc Pettersen.

Martin Harvey en a lui aussi assez des valses hésitations dans ce dossier.

On n’est pas des caves à temps plein. Si ça ne se fait pas ici, ça va se faire ailleurs. Je pense que l’occasion qu’on a maintenant, il faut la saisir et je vais appuyer la résolution , a martelé le conseiller de La Baie.

Moi, je représente du monde qui sont pour et du monde qui sont contre le projet. J’ai un peu de misère à appuyer un projet. Ce que j’entends c’est qu’on laisse une bonne partie de notre monde de côté , a pour sa part soulevé Jimmy Bouchard, titulaire du district #1, à Jonquière.

Selon un sondage Ipsos, réalisé pour Radio-Canada Saguenay, la population du Saguenay-Lac-Saint-Jean demeure assez divisée. À la question Êtes-vous favorable ou défavorable au projet de GNL Québec?, 43 % des répondants se disaient très favorables ou plutôt favorables, alors que 31 % affirmaient être très défavorables ou plutôt défavorables. Plus du quart des répondants (26 %) étaient indécis ou n’avaient pas voulu répondre à la question.

Toujours dans le registre des grands projets, la Ville confirme qu’elle analyse une demande soumise par la direction de Métaux BlackRock, qui souhaite implanter une usine de transformation de concentré de vanadium-titane-magnétite (VTM) à La Baie. La compagnie demande à ce que le programme d’avantages fiscaux, qui a pris fin le 31 décembre 2020, soit reconduit. Le crédit équivaut à 90 % des taxes foncières générales pour la première année, pour ensuite décroître de 10 % chaque année subséquente pendant neuf ans. Métaux BlackRock n’a pas encore bouclé son financement et elle estime que son montage financier est tributaire du programme d’aide municipal de Saguenay. 

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