•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Chronique

La saison des Flames est (presque) terminée

Les joueurs des Flames sur le banc de l'équipe après un but de l'équipe adverse.

À moins d'un revirement extraordinaire, les Flames rateront les séries éliminatoires.

Photo : Getty Images / Claus Andersen

En montrant la porte à l’entraîneur-chef Geoff Ward, le 4 mars, le directeur général Brad Treliving espérait voir ses Flames prendre un nouveau souffle. L’équipe présentait alors un dossier 11-11-2 et occupait le cinquième rang de la division Nord, à seulement deux points du Canadien au quatrième rang. Un mois plus tard, les espoirs de participer aux séries éliminatoires sont presque nuls.

Darryl Sutter a remporté ses trois premiers matchs derrière le banc de l’équipe, mais depuis, la formation du sud de l’Alberta présente une fiche de 2-8-0.

Les Flames sont toujours au cinquième rang, mais ils ont été rejoints par les Canucks, qui ont disputé trois parties de moins. L’écart entre Calgary et Montréal est maintenant de huit points et le tricolore a cinq matchs en main sur Calgary.

Mathématiquement, les Flames peuvent toujours participer aux séries éliminatoires, mais dans la réalité c’est très peu probable que cela se produise.

Si les Flames arrivaient à gagner 14 de leurs 18 derniers matchs, ils termineraient la saison avec 63 points. Le tricolore de son côté n’aurait qu’à remporter 10 de ses 23 dernières parties pour arriver au même total.

De la façon dont les Flames jouent depuis un mois, il est difficile d’imaginer qu’ils pourraient terminer la saison avec un dossier de 14-4.

Joueurs à vendre

La date limite des échanges dans la LNH est le 12 avril. Habitué d’être un acheteur, Brad Treliving se retrouve maintenant du côté des vendeurs, dans un marché où ce sont les acheteurs qui semblent avoir l’avantage.

Onze joueurs de la formation ou de l’équipe de réserve deviendront joueurs autonomes sans compensation à la fin de la saison. Certains d’entre eux pourraient changer d’adresse d’ici les prochains jours.

Les attaquants Derek Ryan, Josh Leivo, Brett Ritchie, Joakim Nordstrom, Buddy Robinson et Zac Rinaldo, les défenseurs Micheal Stone, Nikita Nesterov et Alex Petrovic ainsi que les gardiens David Rittich et Louis Domingue seront tous bientôt libres de discuter avec l’équipe de leur choix.

Du lot, Nordstrom et Nesterov sont ceux qui pourraient susciter le plus d’intérêt de la part des autres directeurs généraux. Les deux joueurs sont des spécialistes de la défense. Nordstrom est l’attaquant le plus utilisé par Calgary quand l’équipe doit se débrouiller à court d’un homme. Nestorov est quant à lui utilisé au sein de la deuxième unité de défenseurs dans les mêmes circonstances.

Les deux joueurs ont de l’expérience en séries éliminatoires, Nordstrom a pris part à la finale avec les Bruins en 2019, Nestorov a fait de même avec le Lightning en 2015. De plus, le salaire des deux joueurs est de 700 000 $, soit le salaire minimum dans la LNH.

En retour, les Flames pourraient espérer obtenir des choix de troisième ou de quatrième tour au repêchage.

L’attaquant Derek Ryan et le gardien David Rittich pourraient aussi intéresser certaines équipes à la recherche d’un peu de profondeur. Si c’est le cas, les Flames devront probablement accepter de payer une partie du salaire des deux joueurs, 3,125 M pour Ryan et 2,750 M pour Rittich.

Sam et Johnny?

D’autres joueurs qui ne seront pas libres sans compensation à la fin de la saison sont aussi susceptibles de partir. C’est le cas de Sam Bennett, qui aurait demandé à être échangé en début de saison. Joueur autonome avec restriction à la fin de la saison, son salaire est de 2,550 M.

Est-ce que Johnny Gaudreau, qui connaît la pire saison de sa carrière en termes de points par match (0,68) pourrait quitter les Flames? C’est très possible, surtout qu’il ne semble pas être le joueur favori de l’entraîneur Darryl Sutter. S’il doit quitter Calgary, les probabilités sont plus élevées de voir une transaction durant la saison morte qu’à la date limite des échanges, car peu d’équipes ont suffisamment d’espace sur leur masse salariale pour accueillir un joueur dont le salaire s’élève à 6,750 M.

Brad Treliving n’a jamais hésité à faire des coups d’éclat. Il tentera peut-être un gros coup d’ici lundi, mais les chances sont minces.

Depuis l’arrivée de Treliving à Calgary en avril 2014, l’équipe n’a raté que deux fois les séries (2016 et 2018) mais n’a remporté qu’une seule ronde éliminatoire, c’était face aux Canucks en 2015.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !