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Hausse du prix du bois : les impacts se font sentir de plus en plus

Une maison en construction.

Les soumissions faites par Solutions résidentielles ne sont valides qu'une seule journée en raison des fluctuations de prix importantes.

Photo : Radio-Canada / Priscilla Plamondon-Lalancette

Radio-Canada

La hausse marquée du prix du bois représente tout un casse-tête pour les entreprises de construction résidentielle.

Avant on faisait des soumissions qui étaient bonnes 30 jours. Là, c’est vraiment au prix de la journée en fait, a révélé Michel Leblanc, propriétaire de Solutions résidentielles.

Avec la flambée du prix du bois et la rareté de plusieurs matériaux, l’entreprise Solutions résidentielles, qui est spécialisée en construction écologique, a dû changer ses façons de faire pour que les clients paient les coûts exacts de leur maison neuve. On a conseillé à nos clients de réserver d'avance leurs matériaux parce qu’on s’attendait que les prix du bois continuent de monter. On a acheté le bois, on l’a stocké à notre atelier, a-t-il poursuivi.

Même si la facture peut être trois fois plus élevée que l'an dernier pour le bois, le carnet de commandes de Michel Leblanc est déjà rempli pour 2021. Ça fait un bon trou dans le budget, comme on dit. Par contre, ce qui peut aider les propriétaires de nouvelles résidences, c'est que le marché de l'immobilier est haut. Donc, souvent quand les gens vendent leur maison pour en acquérir une nouvelle, bien ça se balance dans l'équation. Ça vient comme compléter la roue. C'est plus difficile par contre pour les premiers acheteurs, a indiqué M. Leblanc.

Michel Leblanc devant un immeuble en construction.

Le carnet de commandes de Michel Leblanc est plein pour 2021.

Photo : Radio-Canada / Priscilla Plamondon-Lalancette

Plusieurs Québécois n'ont en effet pas les reins assez solides pour assumer cette hausse vertigineuse et doivent reporter leur rêve de construire une nouvelle maison à plus tard.

On parle de 25 000 $ à 30 000 $ sur un projet de 225 000 $ initialement et souvent les gens se font préqualifier avant et là quand ils arrivent avec la différence, ça ne passe plus au niveau des institutions financières. Donc, ils doivent remettre le projet, a expliqué de son côté Olivier Trépanier-Brown, propriétaire de Construction Trépanier Brown.

Deux futurs chantiers de l'entrepreneur ont d'ailleurs été annulés dernièrement en raison du prix du bois. La construction va bien présentement encore, mais dans le résidentiel, je ne suis pas très optimiste pour les prochains mois, a-t-il prédit.

Chez AR Construction, qui développe des quartiers résidentiels, les affaires vont bon train avec près de 60 chantiers. Cependant, l’entrepreneur a dû ajuster ses soumissions. Les prix autrefois garantis pour 18 mois, le sont maintenant pour 6 ou même 3 mois au maximum. L'an passé, on ne l'a pas vu venir. C'est arrivé tout d'un coup, mais on avait des ventes effectuées. Là, le prix du bois est là, il augmente encore, mais au moins on l'a vu venir. On a été avisés, a exprimé Roger Dumais, président d'AR Construction.

Ce qui crée de l'incertitude, c'est la rareté de certains matériaux. Au niveau des poutrelles et des fermes, le délai est long parce que sinon on en construirait plus, mais on est obligé d'aller selon ce rythme-là. On n'est pas capable d'en trouver présentement. Avant les vacances de la construction, c'est difficile, a-t-il ajouté.

La pénurie de matériaux est d'ailleurs beaucoup plus large. Ce n'est pas juste le bois en fait qui manque sur les chantiers, c'est beaucoup des moulures, des produits d'aluminium, d'acier, même de la quincaillerie, a énuméré Michel Leblanc.

La pénurie s'explique aussi par l'engouement pour la rénovation.

D'après un reportage de Priscilla Plamondon Lalancette

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