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Vaccination : les enseignants de la Colombie-Britannique attendent des réponses

Le manque de clarté entourant la vaccination est une source de stress pour de nombreux enseignants.

Un enfant lève le doigt dans une salle de classe.

Les enseignants dénoncent le manque de transparence du gouvernement.

Photo : Reuters / Stephane Mahe

Plusieurs semaines se sont écoulées depuis que la Colombie-Britannique a annoncé que les enseignants seraient vaccinés contre la COVID-19 en priorité, mais beaucoup n'ont vu ni l’ombre d’une seringue ni détails quant à une inoculation prochaine.

De ce manque de communication naissent de l’anxiété et de la frustration, déplore Marie-Christine Michel, qui enseigne en 7e année dans une école d’immersion à Vancouver. On est dans le noir, dit-elle.

La campagne de vaccination suspendue?

Avec la suspension de l’inoculation du vaccin d'AstraZeneca aux personnes de moins de 55 ans, la vaccination des enseignants a peut-être été mise sur pause, affirme la présidente du syndicat des enseignants de la province (BCTF), Teri Mooring.

Son hypothèse n’a cependant pas encore été confirmée par les autorités sanitaires, qui donnent très peu d’information sur le programme de vaccination des travailleurs essentiels depuis son annonce, le 18 mars.

À l'heure actuelle, nous n'avons pas eu de mise à jour sur la vaccination des enseignants dans l'ensemble de la Colombie-Britannique, déplore de son côté Stéphane Bélanger, président du Syndicat des enseignants du programme francophone.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Être mieux protégés

Dans un contexte pandémique où l’on interdit les rassemblements intérieurs, les arguments en faveur de l’immunisation des employés scolaires sont pourtant évidents, selon Marie-Christine Michel.

Chaque jour, on est dans une fête. Chaque jour, on a 30 bulles qui nous entourent et on n'a aucune protection.

Une citation de :Marie-Christine Michel, enseignante

On nous met dans une situation non protégée, et on a hâte que ça change, ajoute l'enseignante.

Un élève marche devant un autobus scolaire.

Les écoles de la Colombie-Britannique ont été le théâtre de plusieurs éclosions de COVID-19 depuis le début de l'année.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

L’exemple des écoles de Surrey

Plus de 10 000 employés scolaires de Surrey, dans le Grand Vancouver, ont déjà été vaccinés dans le cadre d'une vaste campagne qui s’est rapidement mise en œuvre après l'annonce en mars.

La question de savoir pourquoi le gouvernement et la régie de santé de la vallée du Fraser ont priorisé cette région et non pas une autre reste toutefois sans réponse.

Les écoles de Surrey ont été durement touchées par des éclosions de COVID-19 et de ses variants au cours des derniers mois, mais les autorités sanitaires se gardent de fournir un portrait global, dénonce Terri Mooring.

La présidente de la Fédération des enseignants invite le gouvernement à faire preuve de plus de transparence : C’est vraiment déroutant qu’il ne publie pas les données, alors que, clairement, il les utilise pour fonder ses décisions.

À Vancouver

La Commission scolaire de Vancouver (VSB) dit avoir récemment fourni des données sur ses employés à la régie de santé Vancouver Coastal pour soutenir la planification de la vaccination.

La santé publique déterminera les postes de la maternelle à la 12e année qui seront vaccinés en priorité et fournira des plans pour le faire. Dès que nous aurons plus d'information, nous les transmettrons directement aux familles , note la VSB dans un courriel.

Elle n’a cependant pas souhaité faire de commentaires et s’en remet plutôt au ministère de la Santé.

Une situation difficile à accepter

Dans la file d'accès pour recevoir le vaccin, certaines professions ont mieux su se positionner, selon Marie-Christine Michel. Certaines personnes vaccinées ne sont pas en contact direct avec le public, mais l'ont été parce qu’elles se trouvent sous le grand parapluie de la santé.

Je pense que c’est une décision politique et qu’on ne fait pas partie des priorités politiques à ce point-ci. C’est un peu difficile à accepter, ajoute Marie-Christine Michel.

Au quotidien, c’est difficile d’enseigner, de projeter notre voix avec un double masque, d’aider nos élèves en maintenant la distanciation sociale, d’être dynamique même si on est anxieux, de continuer à aimer notre travail même si on craint d’être contaminé, conclut-elle.

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