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Sondage : 7 personnes sur 10 en faveur de barrages routiers en Abitibi-Témiscamingue

Un policier interroge le conducteur d'un camion-roulotte.

La majorité des résidents de la région sondés souhaitent que points de contrôle soient installées aux entrées de l'Abitibi-Témiscamingue. (archives)

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Annie-Claude Luneau

Un sondage SOM/ICI Abitibi-Témiscamingue sur la pandémie de COVID-19 révèle que 70 % des Témiscabitibiens se disent favorables à ce que les autorités restreignent les entrées et les sorties de la région. Parmi les autres données recueillies, on note que le télétravail reste marginal dans la région et qu’une forte majorité de la population est satisfaite de la gestion de la pandémie par la santé publique.

Des barrages routiers ont été installés autour de la région au tout début de la pandémie au printemps 2020. Depuis, plusieurs citoyens réclament le retour de ces points de contrôle.

Les plus jeunes se montrent cependant plus réticents à mettre en place des barrages routiers; les 18-34 ans se disent assez ou très favorables à 54 %.



Pour l’instant, le gouvernement Legault et la direction régionale de la santé publique ne semblent pas préconiser un retour des barrages routiers. Ils ont répété à plusieurs reprises qu’ils préfèrent que les policiers fassent respecter le couvre-feu et les autres mesures sanitaires.

Satisfaits du CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue

Plus largement, les citoyens de l’Abitibi-Témiscamingue sont satisfaits de la gestion de la pandémie par les autorités locales.



Près de 9 personnes sur 10 sont assez ou très satisfaites du travail du CISSS de l’Abitibi-Témiscamingue. Le taux de satisfaction est semblable pour le gouvernement du Québec, à 86 %, mais il chute à 65 % pour le gouvernement fédéral.

Des mesures trop ou pas assez sévères?

65 % des répondants estiment que les mesures sont juste assez sévères, alors que 22 % les jugent trop sévères et 13 % pas assez sévères.

Pour les deux tiers (65 %) des habitants de la région, les mesures actuelles sont juste assez sévères. Si seulement 22 % des répondants estiment que les restrictions sont trop sévères, les jeunes de 18 à 34 ans (45 %) sont néanmoins deux fois plus nombreux à être de cet avis. À l’inverse, à peine 7 % des 55 ans ou plus pensent que les mesures sanitaires vont trop loin, peut-on lire dans l’analyse de la firme de sondage SOM.



La région se trouve au palier d’alerte orange depuis le 8 février, ce qui fait en sorte que les rassemblements privés sont interdits, qu’un couvre-feu à 21 h 30 est en vigueur et que les restaurants, salles de spectacles et salles d’entraînement, entre autres, sont ouverts.

Ces mesures semblent largement respectées si on se fie aux répondants du sondage. 58 % affirment toujours respecter les mesures sanitaires et 39 % la plupart du temps.

Ceux qui disent respecter les mesures en tout temps sont plus nombreux chez les personnes âgées de 65 ans et plus (74 %), que chez les 18-34 ans (44 %).



Peu de télétravail en Abitibi-Témiscamingue

En zone orange, le gouvernement du Québec demande que tous les employés des entreprises, des organismes ou de l’administration publique qui effectuent des tâches administratives ou du travail de bureau continuent ces tâches en télétravail, dans leur résidence privée ou ce qui en tient lieu, à l’exception des employés dont la présence est essentielle à la poursuite des activités de l’entreprise, de l’organisme ou de l’administration publique.

Pourtant, en Abitibi-Témiscamingue, plus de 7 travailleurs sur 10 continuent de se rendre sur leur lieu de travail; des données qui peuvent s’expliquer en partie par les nombreux emplois liés aux ressources naturelles.

Méthodologie

Ce sondage téléphonique a été mené auprès de 501 adultes de l’Abitibi-Témiscamingue du 10 au 29 mars 2021. La marge d'erreur de 5,1 % au niveau de confiance 95 %.

Parmi les travailleurs qui sont en télétravail, rares sont ceux qui souhaitent garder ce mode de travail après la pandémie.

Les deux tiers (65 %) des répondants en télétravail à cause de la pandémie souhaitent retourner sur leur lieu d’emploi après la pandémie. Le mode hybride alternant entre présence sur le lieu d’emploi et télétravail séduit pour sa part le quart des répondants (26 %). Signe de la faible popularité du télétravail dans la région, moins d’un répondant sur 10 (9 %) souhaiterait rester en télétravail à temps plein après la pandémie, indique la firme SOM.

Des vaccins populaires

Selon le dernier bilan de la Santé publique régionale, plus de 23 700 personnes ont reçu une première dose de vaccin contre la COVID-19.

Selon les données SOM/Radio-Canada Abitibi-Témiscamingue, 83 % de la population de la région a l’intention de se faire vacciner ou a déjà reçu le vaccin.



17 % des répondants ne vont probablement pas ou certainement pas se faire vacciner. Ce taux grimpe à 32 % chez les personnes de 18 à 34 ans.

L’objectif de la Santé publique pour obtenir une immunité collective est de vacciner 75 % de la population.

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