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Homme en crise tué par un policier : aucune accusation

La photo d'un homme.

Ejaz Ahmed Choudry, 62 ans, est mort le 20 juin 2020.

Photo : Photo offerte par la famille

Radio-Canada

Les policiers qui ont été impliqués dans une fusillade qui a causé la mort d’un homme en proie à une crise de santé mentale le 20 juin dernier ne seront pas la cible d’accusations criminelles.

C’est ce qu’a confirmé l’Unité des enquêtes spéciales (UES) dans un communiqué diffusé mardi.

Selon le directeur de l’UES, Joseph Martino, le policier qui a tiré deux balles dans la poitrine d'Ejaz Choudry, 62 ans, a agi de manière raisonnable.

Selon le rapport, M. Choudry était armé d'un couteau de cuisine de 20 centimètres de long lorsque la police a enfoncé la porte de son balcon et lui a crié en anglais - une langue qu'il ne comprenait pas bien, selon sa famille - de déposer son arme. L'officier responsable craignait que M. Choudry, qui souffrait de schizophrénie et ne prenait pas ses médicaments, risque de s'automutiler, a déclaré M. Martino.

Une déclaration envoyée à CBC News au nom de la famille Choudry par ses avocats a déclaré que la famille était profondément déçue, mais pas surprise par la décision de l'UES.

Ejaz n'a commis aucun crime. Il ne méritait rien de tout cela, dit la déclaration, qui souligne que la police a déclaré qu'elle devait intervenir pour la sécurité de M. Choudry, mais qu'elle l'a tué quelques secondes après avoir accédé à l'appartement.

La déclaration indique que la police, qui était sur place depuis environ trois heures, est entrée dans l'appartement contre la volonté de la famille et demande pourquoi les membres de la famille ont été empêchés de parler avec M. Choudry avant que la police y entre.

Deux des trois agents qui se trouvaient sur le balcon et qui ont parlé aux enquêteurs ont affirmé que M. Choudry s'est dirigé vers eux, couteau à la main, lorsque la porte a été enfoncée. M. Martino note qu’ils sont les seuls témoins interviewés lors de l’enquête, puisque le policier qui a fait feu a refusé d’être interviewé.

Par le passé, la famille de M. Choudry a demandé le renvoi immédiat du policier responsable de sa mort et une enquête publique sur l'incident.

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