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Les variants continuent de préoccuper en raison du nombre de cas et d'hospitalisations

Deux personnes en uniforme médical devant le service d'urgence.

Le personnel médical redoute une pression sur l'hôpital Royal Columbian à cause des infections dues aux variants du virus qui cause la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms (CBC)

Radio-Canada

Les experts sont de plus en plus préoccupés par la propagation en Colombie-Britannique des variants du SRAS-CoV-2 ainsi que par une augmentation importante des cas graves de COVID-19 qui, selon eux, pourraient submerger les hôpitaux de la province.

Contrairement à la première vague, les médecins voient des patients plus jeunes (20 à 50 ans) nécessitant des soins intensifs.

Le médecin-chef de l’Hôpital Royal Columbian, de New Westminster, Gerald Da Roza, croit que ces cas sont majoritairement liés aux variants et qu'il semble que ce soit une souche plus transmissible qui rend les gens plus malades. Le Dr Da Roza observe que les admissions à l'unité de soins intensifs de l'hôpital ont augmenté au cours des dernières semaines.

Certaines personnes disent que c'est [le moment] le plus occupé que nous ayons connu depuis 15 ans, dit-il.

Deux variants redoutables

Le virus variant B.1.1.7 (Royaume-Uni) et le P1 (Brésil) constituent des sources d'inquiétude dans la province. Jusqu'à présent, les infections dues à ces variants sont concentrées dans les régions desservies par les régies de la santé Fraser et Vancouver Coastal, a précisé Adrian Dix, le ministre de la Santé, lundi.

Selon Adrian Dix, le nombre de cas du variant P1 a presque doublé au cours du week-end de Pâques : Les variants les plus transmissibles de la COVID-19 vont finalement prendre le dessus.

Le ministre a souligné que 60 des 320 hospitalisations actuelles liées à la maladie en Colombie-Britannique sont dues à des infections causées par un des variants. Il a également confirmé que certaines unités de soins intensifs commencent à ressentir une certaine pression, en particulier au Royal Columbian et à l’Hôpital Lions Gate de North Vancouver.

Une civière se trouve devant une fenêtre de l'hôpital Saint-Paul de Vancouver.

Le nombre de cas du variant P1 a presque doublé au cours du week-end de Pâques, selon Adrian Dix.

Photo : Ben Nelms/CBC

Les épidémiologistes considèrent la Colombie-Britannique comme un point névralgique du variant P1 qui s'est propagé travers le Brésil.

Eric Feigl-Ding, épidémiologiste et économiste de la santé à Washington, estime que l'accélération de la propagation communautaire des mutations en Colombie-Britannique est inquiétante. Selon lui, ce variant brésilien est plus de deux fois plus transmissible que le coronavirus que nous combattons depuis un an.

L’épidémiologiste américain ajoute que les données suggèrent que ce virus variant entraîne des taux de mortalité plus élevés et touche les personnes plus jeunes plus que la COVID-19 originelle.

Eric Feigl-Ding, qui est aussi chercheur principal à la Fédération des scientifiques américains, a tiré la sonnette d'alarme il y a quelques semaines en comparant la Colombie-Britannique à la Floride, où les variants se multiplient également.

Le 22 mars, Santé Canada signalait 84 infections dues à des variants en Colombie-Britannique, le 1er avril, il y en avait 379, le lundi 5 avril, ce chiffre avait grimpé à 588, selon le ministre de la Santé provincial, Adrian Dix.

D'après les informations d'Yvette Brend

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