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COVID-19 : des chauffeurs d'autobus scolaires veulent recevoir le vaccin en priorité

Un autobus scolaire.

La plupart des chauffeurs sont âgés, et craignent d'autant plus la maladie.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Radio-Canada

Des chauffeurs d'autobus scolaires de Lac-Mégantic et de Victoriaville réclament d'être priorisés pour le vaccin contre la COVID-19.

La Centrale des syndicats démocratiques, qui représente notamment des chauffeurs de Lac-Mégantic, a fait une demande en ce sens au ministère de la Santé et des Services sociaux. Le syndicat soutient qu'il est inquiet pour la santé des chauffeurs, souvent âgés.

Le coordonnateur de l'Estrie, Bernard Cournoyer, redoute notamment la hausse des infections dans les écoles. C'est parti de Québec, c'est rendu dans Chaudière-Appalaches. La prochaine région, c'est la MRC du Granit. Les chauffeurs de Lac-Mégantic sont très préoccupés,souligne-t-il.

Bernard Cournoyer explique que certains chauffeurs ont été vaccinés, puisqu'ils ont l'âge requis pour obtenir leur vaccin, mais d'autres doivent encore patienter plusieurs semaines. Il déplore d'ailleurs que des plages horaires pour la vaccination soient libres à Montréal, alors que des gens attendent leur tour en Estrie.

Ce sont des gens qui font face tous les jours à des élèves qui ne font pas toujours attention à la distanciation, au port du masque, souligne-t-il. À cause de la troisième vague qui s'en vient, qui semble plus dangereuse, ils sont inquiets.

Ce qu'ils me disent, c'est un peu comme se lever chaque matin, fermer les yeux et franchir un champ de mines en courant. Et on ne sait jamais quand ça va sauter.

Une citation de :Bernard Cournoyer, coordonnateur de l'Estrie de la Centrale des syndicats démocratiques

Des chauffeurs du Centre-du-Québec réclament la même chose

Dans le Centre-du-Québec, le Centre de services scolaire des Bois-Francs a confirmé cinq cas de variant dans ses écoles secondaires et primaires, principalement à Victoriaville. Les écoles Le Tandem et Le Boisé sont notamment touchées. Les 370 élèves et les enseignants du Collège Clarétain ont été, quant à eux, mis en quarantaine, et doivent effectuer les cours à distance jusqu'à nouvel ordre.

Les enseignants et les chauffeurs d'autobus demandent ainsi d'être vaccinés rapidement, d'autant plus que les cas de variant se multiplient, et exacerbent les problèmes de ressources humaines.

C'est sûr que ça ne pourra pas durer longtemps comme ça, parce que lorsque les chauffeurs sont en confinement, on n'a pas de chauffeurs de remplacement. On en a un ou deux par compagnie, mais on n'en n'aura pas sept ou huit, souligne Steve Nadeau, propriétaire d'Autobus Victoriaville.

Le Syndicat de l'enseignement des Bois-Francs, pour sa part, souligne que le personnel enseignant est tout aussi inquiet, et déplore que les enseignants ne soient pas encore priorisés.

On nous avait dit que le fait d'être travailleurs essentiels nous ferait passer dans une certaine priorité, mais là, pas de son et pas d'image. Ça commence à être urgent.

Une citation de :Nancy Lafond, présidente du Syndicat de l'enseignement des Bois-Francs

Le ministère de la Santé et des Services sociaux indique pour sa part que la vaccination devrait bientôt être offerte aux personnes souffrant de maladies chroniques et qui assurent des services essentiels.

Pour l'instant la campagne de vaccination se poursuit en Estrie avec les personnes âgées de 65 ans et plus. Elle doit s'élargir au 60 ans et plus au cours de la semaine.

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