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Manifestation à Sudbury contre la fin des universités fédérées

L’Université Laurentienne compte mettre fin le 30 avril à l'entente avec ses universités fédérées, qui regroupe l’Université de Sudbury, l’Université Thorneloe et l’Université Huntington.

Des personnes lèvent leur main vers la route et tiennent une pancarte.

Des personnes ont manifesté à Sudbury contre la restructuration des programmes à l’Université Laurentienne.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Radio-Canada

Une vingtaine de personnes se sont rassemblées mardi à Sudbury pour manifester contre la restructuration des programmes à l’Université Laurentienne. Les manifestants souhaitaient aussi démontrer leur solidarité envers les étudiants qui seront touchés par la fin de la fédération universitaire.

Le même jour, les membres du sénat de l’Université Laurentienne se réunissent à huis clos pour évaluer des options quant à l’avenir de certains programmes dans le cadre de la restructuration de l’établissement postsecondaire.

On a choisi de manifester aujourd’hui parce que l’on veut donner un message au sénat. Il faut garder la fédération et les programmes intacts et demander au gouvernement provincial d’arrêter la procédure avec la LACC [La Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, NDLR], plaide Scott Florence, membre du groupe Sauvons Sudbury, à l’origine de la manifestation.

Un homme se cache derrière une pancarte.

Le rassemblement organisé par Sauvons Sudbury demande la fin du processus de restructuration en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC ou en anglais CCAA).

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

La réunion du sénat se tient cinq jours après que l’Université Laurentienne ait annoncé son intention de rompre unilatéralement ses liens avec les universités fédérées. Ces universités dépendent de la fédération, notamment, pour émettre des diplômes.

Si on n’a pas l’opportunité d’avoir de l’éducation ici, on va perdre tous nos jeunes. L’éducation publique doit rester à Sudbury.

Une citation de :Scott Florence, membre du groupe Sauvons Sudbury

Avec l’annonce de la dissolution des universités fédérées, il y a beaucoup de personnes qui sont fâchées, les étudiants ne pourront pas graduer, déplore M. Florence.

Des personnes tiennent des pancartes.

Les manifestants demandent le maintien des universités fédérées.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Des étudiants dans l'inconnu

Natalie Ethier est étudiante en sciences religieuses à l’Université de Sudbury et espérait entamer une maîtrise.

Cependant, il lui reste trois crédits au sein des universités fédérées pour compléter son baccalauréat.

Je n’ai aucune idée de ce qu’il se passe, explique-t-elle, la gorge nouée.

C’est indescriptible comment je me sens, c’est comme une mort, c’est dur… Mais j’espère que quelque chose va être fait parce que tous les étudiants ont signé un contrat pour poursuivre leurs études, poursuit-elle en sanglots.

L’Université Laurentienne a affirmé vouloir faciliter le transfert des étudiants des universités fédérées vers des programmes semblables qu'elle offre.

Cependant, plusieurs programmes, comme la gérontologie, n'ont pas d’équivalent à la Laurentienne.

J’ai des collègues qui sont en 3e année et ils ne pourront pas compléter leur baccalauréat et ça me choque, lance Teresa Rost, présidente de la Société de gérontologie de l’Université Huntington.

Tree Rost tient une pancarte dans ses mains.

Teresa Rost est finissante en gérontologie, un programme seulement disponible à l’Université Thorneloe.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

La finissante en gérontologie s’inquiète des effets de la fin de la Fédération Laurentienne sur son programme.

J’ai eu un texte hier d'une étudiante qui m'a dit : “j’ai vraiment peur, je ne sais pas ce que je vais faire”, explique Mme Rost.

J'ai beaucoup de textos et de courriels comme ça. Mais je ne sais pas quoi leur dire, l'Université ne nous donne pas beaucoup d'informations. C'est très décourageant pour nous.

La finissante rappelle que la décision de couper ce programme aura des conséquences sur les étudiants, mais aussi sur les aînés.

Les aînés ont besoin d’aide, et il est important que ceux qui les soignent aient une bonne éducation. Et là nous allons perdre un très bon programme, conclut-elle.

L'Université Laurentienne n'accorde pas d'entrevue à Radio-Canada dans le cadre de son processus de restructuration.

Avec les informations de Bienvenu Senga

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