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Une Atikamekw dépose une plainte contre 2 employés de l’hôpital de Roberval

Entrée principale de l'hôpital de Roberval

La dame a été admise à l'hôpital de Roberval en février.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Radio-Canada

Une femme d’origine atikamekw a déposé une plainte contre deux employés de l’hôpital de Roberval, où elle a été admise en février pour des problèmes de santé.

Jane-Mélina Weizineau s’est rendue sur place en raison d’une infection urinaire et d’un problème au cœur. Elle accuse un préposé aux bénéficiaires de l’avoir insultée et de l’avoir menacée après qu’elle lui a demandé de décliner son identité.

L’autre employé visé est un infirmier qui l’aurait blessée à un bras en prenant sa pression, sans s’excuser.

La patiente a signé un formulaire de refus de traitement, souhaitant quitter l’établissement. Elle ne s’y sentait plus en sécurité.

Elle demande maintenant le congédiement du préposé aux bénéficiaires et des mesures disciplinaires contre l’infirmier.

Rencontrée mardi après-midi à sa résidence, Jane-Mélina Weizineau n'a pas voulu revenir sur les événements, disant que c'était trop difficile pour elle. Elle a tout de même expliqué qu'elle a porté plainte pour éviter que d'autres personnes subissent ce qu'elle a vécu et par crainte de revivre une situation similaire.

Appelée à commenter l’événement, une porte-parole du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean a répondu au journal Le Devoir qu’une enquête externe a été demandée.

Une démarche compliquée

Le Centre d’amitié autochtone de Roberval accompagne la femme dans sa démarche. Sa requête a été transférée au Centre d’assistance et d’accompagnement aux plaintes du Saguenay–Lac-Saint-Jean. 

En entrevue à l’émission C’est jamais pareil, le directeur général de l’organisme, José Lacognata, a expliqué que le processus était très complexe. De plus, il a rappelé que, pour les Autochtones, porter plainte, dans les dédales administratifs, ce n’est pas quelque chose qui est inné.

Ce n’est pas facile pour monsieur et madame Tout-le-monde, mais je pense qu’il y a un défi additionnel pour les gens des Premières Nations.

Une citation de :José Lacognata, dg, Centre d'assistance et d'accompagnement aux plaintes du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Comme Jane-Mélina Weizineau parle principalement l’atikamekw, José Lacognata croit que la langue a été la première barrière dans cette situation particulière. Il se demande d’ailleurs si le recours au traducteur se fait naturellement à Roberval. On dirait que je ne suis pas certain, indique-t-il.

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