•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'Université d'Oxford suspend les essais du vaccin d'AstraZeneca sur les enfants

Une seringue dans une fiole.

Le vaccin AstraZeneca ne sera plus testé sur les enfants. Du moins pas pour l'instant.

Photo : Reuters / YVES HERMAN

Radio-Canada

L'Université d'Oxford a annoncé mardi qu'elle suspendait les essais sur les enfants du vaccin contre la COVID-19 qu'elle a développé avec le laboratoire anglo-suédois AstraZeneca, dans l'attente de l'avis du régulateur britannique.

S'il n'y a pas d'inquiétude concernant la sécurité de l'essai clinique pédiatrique, nous attendons des informations complémentaires du MHRA [le régulateur britannique, NDLR], sur les cas rares de thromboses qui ont été rapportés chez des adultes, avant de procéder à de nouvelles vaccinations dans l'essai, a indiqué l'université britannique dans un communiqué.

Parents et enfants doivent continuer à se rendre aux visites prévues et peuvent contacter les centres où se tient l'essai s'ils ont des questions, a ajouté l'université.

Le MHRA enquête sur des signalements de caillots sanguins chez des patients qui ont reçu le vaccin AstraZeneca. Sept cas mortels ont été recensés au Royaume-Uni sur un total de 30 cas identifiés, avait indiqué samedi le régulateur, alors que plus de 18 millions de doses du vaccin AstraZeneca ont été administrées dans le pays.

Mme Raine en point de presse.

La responsable du MHRA June Raine

Photo : Getty Images / WPA Pool

La responsable du MHRA June Raine a affirmé depuis que les gens devaient continuer à se faire vacciner quand ils sont invités à le faire.

Notre examen approfondi et détaillé est en cours concernant les cas rapportés de types très rares et spécifiques de caillots sanguins avec un faible taux de plaquettes après l'inoculation du vaccin contre la COVID-19 d'AstraZeneca, a-t-elle poursuivi, précisant qu'aucune décision n'a encore été prise quant à une éventuelle action réglementaire.

Un responsable de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Rogerio Pinto de Sa Gaspar, a estimé mardi que la balance risque/bénéfice continuait à peser largement en faveur de l'utilisation du vaccin anti-COVID d'AstraZeneca.

Un responsable européen évoque un lien entre AstraZeneca et les thromboses

Plus tôt dans la journée, un responsable de l'Agence européenne des médicaments (EMA) a évoqué l'existence d'un lien entre le vaccin AstraZeneca et les cas de thrombose observés après son administration, dans une entrevue au quotidien italien Il Messaggero publiée mardi.

L'agence européenne a, dans la foulée, précisé que son comité de sécurité n'a pas encore abouti à une conclusion et [que] l'examen est actuellement en cours.

Depuis plusieurs semaines, des suspicions sont apparues sur de possibles effets secondaires graves, mais rares, après l'observation chez des personnes vaccinées avec AstraZeneca de cas de thromboses atypiques.

Par précaution, plusieurs pays ont décidé de ne plus administrer ce vaccin en dessous d'un certain âge, comme la France, l'Allemagne et le Canada. La Norvège et le Danemark ont même suspendu son utilisation pour l'instant.

AstraZeneca au Canada

La semaine dernière, le Canada a reçu 1,5 million de doses du vaccin d'AstraZeneca en provenance des États-Unis et doit en recevoir 317 800 autres, cette semaine, dans le cadre de l'initiative COVAX. Sur les 10 millions de doses de vaccin reçues jusqu'ici par le Canada, 19,3 % étaient des doses d'AstraZeneca.

De son côté, AstraZeneca a assuré en mars qu'il n'y avait aucune preuve de risque aggravé, et assuré samedi que la sécurité des patients constituait sa principale priorité.

Avec les informations de Agence France-Presse

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !