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RÊVE Nourricier rêve de verdir Sherbrooke

Une femme est à genoux dans un jardin. Elle arrache des mauvaises herbes.

L'organisme RÊVE Nourricier souhaite implanter des jardins urbains un peu partout à Sherbrooke.

Photo : RÊVE Nourricier

Radio-Canada

Des jardins éducatifs pourraient voir le jour un peu partout à Sherbrooke. C'est du moins le souhait de l'organisme RÊVE Nourricier qui lance une campagne financement participatif qui espère outiller les jeunes à l'agriculture urbaine.

RÊVE Nourricier, c'est le Réseau d'espaces verts éducatif et nourriciers, un organisme né en 2019 de la passion d'une biologiste et d'un entrepreneur de Sherbrooke, Gabrielle Rondeau-Leclair et Jacob Leblanc, pour répondre à la sécurité alimentaire.

C'est une réalité qui touche toutes les villes qui n'ont pas accès à de la nourriture saine. Pour contrer ces enjeux, on fait de l'agriculture urbaine. Ce que ça veut dire, c'est qu'on cultive des espaces verts ou des espaces vacants non utilisés comme des stationnements pour en faire des jardins. Des plantes comestibles y sont plantées pour les humains, mais aussi pour les animaux, explique la directrice générale, Carolane Arsenault.

À l'heure actuelle, RÊVE Nourricier est implanté à deux endroits à Sherbrooke, mais s'il n'en tient qu'à l'organisme, les choses pourraient évoluer pas mal au cours des prochains mois. On a un jardin de permaculture à l'Université de Sherbrooke depuis 2019. L'an dernier, on s'est installé dans une résidence Monchénou (la résidence Marie-Moisan) où on a notre propre jardin. On y cultive des laitues, des fines herbes pour fournir de petits locaux au centre-ville. On a aussi un projet de faire des ateliers au Ø Café Nordik qui nous accueille pour faire plus d'éducation. Des projets sont aussi prévus dans l'est et dans le secteur Lennoxville, énumère Mme Arsenault.

RÊVE Nourricier a l'objectif de récolter 17 915 $ avec son projet de financement participatif lancé sur la plateforme La Ruche Estrie. Le montant recueilli, qui sera doublé par le Fonds mille et UN pour la jeunesse, servira à bonifier les espaces, acheter plus de plantes, à acheter du matériel spécialisé pour les activités de jardinage.

Agriculture zéro kilomètre

L'organisme pousse plus loin encore le concept d'agriculture de proximité. On essaye de faire une agriculture urbaine zéro kilomètre. On veut qu'il n'y ait pas beaucoup de distance entre où la nourriture est cultivée et où elle est consommée. Ainsi, les trucs qui poussent dans le jardin de Monchénou, ils sont incorporés dans des boîtes à lunch qui sont vendus aux résidents. Quant au jardin de l'Université, on fournit le Café CAUS, qui est la cafétéria de l'Université de Sherbrooke, entre autres, donne en exemple la directrice générale.

Les gens veulent jardiner, veulent mettre la main à la terre. Certains c'est pour une raison de bien-être, pour manger, pour passer du temps avec leurs enfants, pour rencontrer des gens. [...] Ils veulent se rapprocher du vivant. On veut contribuer à ça.

Une citation de :Carolane Arsenault, directrice générale de RÊVE Nourricier

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