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Nucléaire : Washington se dit prêt à discuter de certaines des sanctions imposées à l'Iran

Le drapeau de l'Iran.

Le drapeau iranien au siège de l'Agence internationale de de l'énergie atomique (AIEA), à Vienne

Photo : Reuters / Leonhard Foeger

Agence France-Presse

Les États-Unis ont déclaré lundi être prêts à passer en revue des sanctions imposées à l'Iran si Téhéran se plie de façon stricte à l'accord sur le nucléaire conclu en 2015, en amont de discussions s'ouvrant mardi à Vienne sur la question.

Le département d'État américain a confirmé l'envoi d'un représentant à Vienne, Rob Malley, pour des discussions avec les Européens, les Russes et les Chinois, mais celui-ci n'avait pas prévu rencontrer son homologue iranien.

L'Union européenne et les États parties de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015 dans la capitale autrichienne (l'Iran et le Groupe dit P4+1 : Chine, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne) se réunissent à Vienne pour préparer la réintégration des États-Unis, qui sont sortis de ce pacte en 2018.

Selon le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price, Washington est prêt à examiner une levée des sanctions envers l'Iran, mais seulement de celles liées à la question nucléaire.

Nous ne ferons certainement pas de gestes unilatéraux ou de concessions pour convaincre l'Iran.

Une citation de :Ned Price, porte-parole de la diplomatie américaine

La formulation initiale est celle qui est encore en vigueur aujourd'hui : la levée limitée des sanctions nucléaires en échange de limitations permanentes et vérifiables du programme nucléaire iranien, a-t-il rappelé.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Saïd Khatibzadeh, avait de son côté précisé qu'il ne s'agirait en aucun cas de négociations.

La question de savoir si [la réunion Iran P4+1] produira des résultats ou non dépend [de la capacité] des Européens et des 4+1 à rappeler aux États-Unis leurs engagements et des Américains à respecter ces mêmes engagements, a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse lundi à Téhéran.

Le retrait de Trump a mis l’accord en péril

L'accord de Vienne menace de voler en éclats depuis que l'ex-président américain Donald Trump l'a dénoncé unilatéralement en 2018.

Le texte conclu en 2015 dans la capitale autrichienne offre à l'Iran un allègement des sanctions internationales en échange d'une réduction radicale de ses activités nucléaires, sous le contrôle de l'ONU, afin de garantir qu'il ne cherche pas à se doter de la bombe atomique.

Des centrifugeuses dans une usine.

Cette photo publiée par l'AIEA en novembre dernier montre des centrifugeuses à l'usine de Natanz, en Iran.

Photo : La Presse canadienne / AP/AIEA

En sortant de l'accord, M. Trump a réimposé toutes les sanctions américaines que ce pacte avait permis de lever avant de durcir encore ces mesures punitives contre Téhéran.

En riposte, l'Iran s'est affranchi progressivement depuis 2019 de la plupart de ses engagements clés pris à Vienne.

Joe Biden, qui a succédé à M. Trump en janvier, dit vouloir revenir dans l'accord à condition que l'Iran revienne au respect de ses engagements. L'Iran de son côté dit être prêt à revenir au strict respect du texte, à condition que Washington lève d'abord ses sanctions.

Il n'est besoin que d'une mesure, a déclaré M. Khatibzadeh lundi : Cette mesure [est] la levée de toutes les sanctions américaines, et en retour, l'Iran est prêt à revenir à ses engagements.

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