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Entre éducation et services aux aînés : ce que les Fransaskois attendent du budget

Le drapeau est hissé devant l'Assemblée législative de la Saskatchewan, à Regina. Le ciel est couvert avec quelques éclaircies en fond, et un sapin se tient à la droite du drapeau.

La communauté fransaskoise attend des nouvelles de la part du gouvernement sur la construction des écoles de Prince Albert et de Saskatoon. (archives)

Photo : Radio-Canada / Charles Le Bourgeois

Si l’éducation retient la majeure partie de l’attention fransaskoise pour le budget 2021, des organismes francophones saskatchewanais aimeraient aussi voir des engagements concrets dans les services en français, notamment pour les aînés.

Ce qu'on espère entendre, ce sont de nouvelles annonces par rapport aux infrastructures scolaires, affirme en premier lieu le président de l’Assemblée communautaire fransaskoise, Denis Simard.

On attend toujours une décision pour Prince Albert, poursuit M. Simard. Est-ce que ça va être une nouvelle école? Est-ce que ça va être l'Académie Rivier? On espère voir, quelque part dans le budget, une clarification sur cette question-là.

L’école de Prince Albert n’est pas le seul dossier sur la table. On a aussi Saskatoon, qui est en attente d'une annonce de la construction de son école.

En 2019, le gouvernement de la Saskatchewan avait promis la construction de trois nouvelles écoles fransaskoises d'ici 2025. Depuis, Regina a eu la confirmation que la construction de sa nouvelle école devrait être terminée en 2023. Elle compte accueillir 350 élèves du niveau préscolaire jusqu’à la sixième année.

Les services aux aînés

Denis Simard rappelle également qu’une des priorités des organismes fransaskois est de permettre aux francophones de la province d'obtenir des services en français.

Les aînés ont certainement de grandes attentes par rapport aux services qui leur sont offerts, soutient le président de l’ACF. En raison de la pandémie, la communauté fransaskoise continue à chercher de se faire servir en français.

Le président de la Fédération des aînés fransaskois Vitalité 55 +, Michel Vézina, souhaite voir la mise en place d'un ministère consacré aux aînés.

Il y a un ministre [responsable des aînés], mais pas de ministère.

Une citation de :Michel Vézina, président de Vitalité 55+

Actuellement, il n'y a pas d'infrastructure autour du ministre responsable des personnes âgées, rappelle Michel Vézina. Il n'y a pas d'employés, sauf un soutien, à travers le système de santé, sans qu’on soit certain de savoir où.

Michel Vézina en entrevue devant un fond à motif floral.

Le président de Vitalité 55+ Saskatchewan, Michel Vézina, estime que le gouvernement provincial doit reprendre la main dans les résidences de personnes âgées. (archives)

Photo : Radio-Canada

Le président de Vitalité 55+ souligne également que la COVID-19 a mis en lumière les déficiences dans les résidences pour aînés.

On aimerait bien qu'il y ait du financement supplémentaire pour les résidences de personnes âgées, affirme M. Vézina. Il y a des problèmes [en ce qui a trait] aux coûts pour les aînés, mais aussi [en ce qui a trait] à l'équipement ou du personnel.

Denis Simard est en train d'écouter la question du journaliste.

Le président de l'Assemblée communautaire fransaskoise, Denis Simard, estimerait être heureux à la simple mention de la communauté fransaskoise dans ce budget . (archives)

Photo : Radio-Canada

Outre les personnes âgées, l’ACF voudrait que le gouvernement fasse plus d’efforts en matière de communication en français.

On espère toujours que [l'Autorité de la santé de la Saskatchewan] va faire des efforts pour communiquer aux Fransaskois comment ils peuvent se faire vacciner, surtout dans les endroits où il y a de grandes proportions de communautés francophones, comme dans nos petits villages, explique Denis Simard.

La relance économique

L’ACF souhaite que les entrepreneurs francophones de la province aient les mêmes chances que les autres d’avoir accès aux aides prévues pour relancer l’économie.

Il faut s'assurer que nos entrepreneurs fransaskois et francophones aient accès à l’information, qu’ils puissent faire leurs demandes et qu’ils soient pris en compte dans la distribution de ces fonds pour s'assurer que, nous aussi, on puisse retrouver nos entrepreneurs après cette pandémie, affirme Denis Simard.

Il existe énormément de fonds pour la relance économique, non seulement par le gouvernement fédéral, par le gouvernement provincial et même par certaines sections régionales de la province.

Une citation de :Denis Simard, président de l'ACF

Avec les informations de Mercia Mooseely

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