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L’Île-du-Prince-Édouard au 2e rang des pires routes au pays

Un camion roule sur une route pleine de trous.

Les routes de l'Île-du-Prince-Édouard sont considérées comme parmi les pires au pays.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Radio-Canada

L’Île-du-Prince-Édouard, devancée par le Québec, se classe au second rang lorsque vient le temps de comparer les conditions des routes dans les provinces canadiennes, selon un rapport de l’Association canadienne des automobilistes (CAA).

Des statistiques qui ne surprennent aucunement les résidents de la province, qui déplorent depuis longtemps que les routes soient mal entretenues.

Andréa Deveau et May Ellen Buote n’en reviennent pas. L'une des routes qu’elles empruntent régulièrement est en très mauvais état depuis un moment.

Sérieusement, quand j’ai conduit ici l’autre jour, je ne pouvais pas le croire, affirme Mme Deveau. [Le chemin] était tout déchiré, je ne l’ai jamais vu comme ça.

Mme Deveau explique qu’elle craint qu’une personne ne se blesse. Je ne me sens même pas capable de passer avec mon vélo de route. Je n’ai jamais, mais jamais vu les routes dans cet état, dit-elle.

Deux femmes se tiennent l'une à côté de l'autre au bord de la route.

Andréa Deveau et May Ellen Buote se disent inquiètes de constater les conditions des routes ce printemps.

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Ces deux insulaires qui habitent Rustico, au nord-ouest de Charlottetown, ont constaté une dégradation plus importante que d’habitude de la chaussée, en partie en raison de l’augmentation de la circulation automobile.

La fermeture d’un pont et le détour obligé dans ce secteur accentuent les dégâts : des conditions qui deviennent dangereuses tant pour les automobilistes que pour les piétons.

Je ralentis beaucoup, c'est dangereux, car quand on n'était pas habitués vraiment, on ne s'attendait pas à ce qu'il y ait autant de roches cette année. Puis si on roule trop vite, les roches sautent et frappent le dessous de l'auto, explique Mme Deveau.

Mary Ellen Buote observe avec tristesse les enfants marcher dans les trous d’eau lorsqu’ils se déplacent à pied, au retour de l’école ou en allant visiter des amis.

Des routes pointées du doigt

Les routes de l’île font piètre figure, selon Kristine D'Arbelles, gestionnaire des Affaires publiques pour CAA, qui dénonce la situation.

16 % [des routes] sont en très mauvais état et 22 % des routes secondaires étaient dans un mauvais état alors ensemble, cela fait pas mal de routes en mauvais état, dit-elle.

Selon l’Association, il en coûte trois milliards de dollars par année aux automobilistes canadiens pour couvrir la hausse du coût d'utilisation de leur véhicule liée au mauvais état des routes.

Une femme en entrevue dans un corridor d'hôtel.

Kristine D'Arbelles, gestionnaire principale des affaires publiques de la CAA

Photo : Radio-Canada

Trois milliards de dollars, c'est beaucoup d'argent pour les Canadiens, environ 126 [dollars] par Canadien chaque année, avance la gestionnaire des Affaires publiques.

Pour y remédier, le gouvernement insulaire a promis plus de 50 millions de dollars dans son dernier budget d'immobilisation qui sera consacré à l'amélioration du réseau routier.

Malgré cette promesse, certains insulaires, comme Andréa Deveau, restent inquiets.

On sait que ce sont des routes secondaires ici, mais, est-ce qu'ils donnent la même attention pour la qualité de la route que sur [des routes plus achalandées], se demande-t-elle.

Le ministère des Transports n’a pas voulu commenter.

Avec les renseignements de Julien Lecacheur

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