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Le refuge temporaire pour sans-abri de Red Deer devra déménager

Un bâtiment carré rouge vu à travers une clôture.

Le refuge temporaire de Red Deer est clôturé pour le maintenir à l'écart des propriétés adjacentes.

Photo : Radio-Canada / Heather Marcoux

Radio-Canada

Le refuge temporaire pour sans-abri de Red Deer devra se trouver d’autres locaux d’ici deux mois, à la suite d’une décision du conseil municipal.

La semaine dernière, la Ville a refusé d’accorder une prolongation qui aurait permis à l’organisme Safe Harbour de maintenir le refuge ouvert dans son site actuel, le bâtiment de l’ancienne Cannery Row au centre-ville.

Les services de jour de Safe Harbour desservent en ce moment de 100 à 120 personnes, et le refuge abrite de 50 à 60 personnes la nuit.

Le refuge est situé en face du centre de prévention des surdoses géré par l’organisme Turning Point, ce qui facilite l’accès aux deux services pour les gens qui en ont besoin. On trouve aussi une soupe populaire et une clinique médicale à proximité.

Ces services sont aussi tout près des commerces du centre-ville, ce qui n’est pas bien vu par tout le monde. Avant de décider d'offrir seulement deux mois de location supplémentaires au refuge, le conseil municipal avait reçu plusieurs plaintes des commerçants concernant des débris, des crimes et des comportements des usagers du refuge.

Comme il n'y a pas de refuge permanent pour les sans-abri à Red Deer, la mairesse, Tara Veer, s'inquiète de voir encore plus de camps cet été si une solution n’est pas trouvée rapidement.

Dans une déclaration envoyée aux médias dimanche soir, le directeur général de Safe Harbour, Kath Hoffman, affirme que si le conseil municipal lui a donné deux mois, l’organisme a en pratique deux semaines pour trouver un nouvel emplacement. Il n’y a pas beaucoup d’endroits où le zonage municipal permet d’ouvrir un tel service, explique-t-il, et une demande de changement de zonage prend en général six semaines.

La directrice générale de Turning Point, Stacey Carmichael, rappelle que Safe Harbour est son plus grand partenaire. Elle s'inquiète de l’impact qu’aura la fermeture du refuge sur les clients de son organisme et sur le centre-ville.

Je comprends qu’il y a des enjeux, mais je ne suis pas certaine que ce soit une bonne solution, dit-elle.

Par exemple, pourquoi enlever à ces gens l’une des seules salles de bain auxquelles ils ont accès au centre-ville et qui leur permet de ne pas déféquer n’importe où? Ça résume pas mal la prise de décision dans ce cas-ci et son côté inhabituel.

La mairesse affirme que la Ville a, sur le plan éthique, l’obligation de prendre soin des personnes les plus vulnérables, mais elle estime que les solutions ne doivent pas avoir un impact négatif sur la communauté en général.

Au cours des huit dernières années, Tara Veer a milité afin que la province finance un refuge permanent pour les sans-abri. Elle n’est pas surprise de constater la frustration du public, des fournisseurs de services et même des personnes vulnérables, parce que, dit-elle, voici où nous en sommes des années plus tard.

Tara Veer rappelle que le gouvernement provincial a annoncé il y a deux ans une subvention de 7 millions de dollars pour un refuge permanent à Red Deer. Cependant, le projet est toujours en phase de planification et on ne sait pas où il sera situé.

La Ville n’a toujours pas soumis de proposition pour l’emplacement du refuge et la mairesse affirme que, ultimement, la province décidera. La Ville presse aussi le gouvernement provincial de fournir plus d'information sur les détails du projet, y compris sur l’organisme qui sera le fournisseur de services.

Natalie Tomczak, l’attachée de presse de la ministre des Aînés et du Logement, Josephine Pon, indique de son côté, par courriel, que la province continue de travailler avec les partenaires communautaires et la Ville pour répondre au besoin urgent d’un espace plus grand, plus fonctionnel qui permettra de répondre aux besoins grandissants de la communauté.

Avec les informations d'Heather Marcoux

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