•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Beau temps pour les sucres!

Du sirop d'érable coulant d'un robinet dans une boîte de conserve.

Les producteurs acéricoles du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie s'attendent à une saison record en 2021 (archives).

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Si le temps doux se maintient, les producteurs de sirop d’érable du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie auront une saison record.

Le début de saison a été hâtif cette année dans les érablières de la région, observe le président du Syndicat des producteurs acéricoles du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, Justin Plourde.

Producteur de sirop d’érable à Rivière-Bleue, l’homme qui gère 30 000 entailles rapporte que les coulées de sève ont atteint la semaine dernière des niveaux records.

Des conditions parfaites, un gel nocturne suivi d’une température plus élevée durant le jour, ont permis des récoltes d’une demi-livre par entaille en deux jours. Ç’a été très bon. Ç’a été peu d’heures de sommeil, commente M. Plourde.

À titre comparatif, les producteurs du Bas-Saint-Laurent récoltent généralement entre 3 livres et 3,5 livres par entaille pour une saison de quatre à six semaines.

Une sève moins sucrée

Cette abondance a toutefois un petit revers : l’eau d’érable est moins sucrée. En moyenne, la sève présente un taux de sucre de 3 %. Selon M. Plourde, le taux est d’environ 2,5 % cette année.

Les acériculteurs ont donc besoin de plus d’eau d’érable pour obtenir le sirop.

Avec la disparition des petites productions artisanales, plusieurs consommateurs gardent le souvenir d’un sirop d’érable plus goûteux qu’ils peinent à retrouver.

C’est que, de nos jours, explique M. Plourde, il n’y a pas qu’un sirop. Nos techniques ont évolué, on comprend beaucoup mieux la méthode de cuisson des sirops. On est capables de développer des saveurs, de produire des sirops très raffinés et de très grande qualité.

Le sirop du Québec est d’ailleurs de plus en plus populaire, malgré les inquiétudes générées par la pandémie. Les exportations ont grimpé de 20,9 % en 2020, dont une hausse de 17 % aux États-Unis, qui demeure le marché extérieur principal.

Le prix du sirop devrait demeurer stable encore un an puisque les producteurs ont signé l'an dernier une convention de trois ans.

Toutefois, les coûts de production sont en hausse en raison de l’importante augmentation des prix de matériaux de base comme le bois ou le métal, ce qui laisse envisager des prix plus élevés après 2022.

Avec les informations d'Éric Gagnon

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !