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Confusion entourant l'annulation des camps de jour pendant la semaine de relâche

Une fillette fixe un dessin d'arc-en-ciel à une fenêtre.

En Ontario, les camps de jour en personne ne sont pas autorisés à ouvrir pendant la période de reconfinement.

Photo : getty images/istockphoto

En raison de la hausse du nombre de cas de COVID-19 et du nouveau confinement, les camps de jour de l'Ontario ne sont pas autorisés à ouvrir. À quelques jours de la semaine de relâche, c'est un autre casse-tête pour les propriétaires de camps de jour et les parents qui doivent s'adapter, encore une fois.

À Toronto, le programme CampTO de Toronto a été annulé pour la semaine de relâche, du 12 au 16 avril, pour respecter les directives de la santé publique. Environ 1085 participants s'étaient inscrits à ces camps de jour en personne dans plus de 85 emplacements, selon la Ville.

Bronwen Alsop, mère d'une fillette de 5 ans et d'un garçon de 3 ans, vient d'apprendre que le camp de jour de ses enfants sera annulé la semaine prochaine. Une décision qui porte à confusion, selon elle.

Que les camps de jour soient fermés alors que les écoles sont ouvertes ne fait aucun sens, pense Bronwen Alsop. J'ai dû mal à comprendre pourquoi. Cela me fâche, ajoute la mère de famille aussi éducatrice de la petite enfance.

Une famille de 4.

Bronwen Alsop, à droite, est mère d'une fillette de 5 ans et d'un garçon de 3 ans.

Photo : Radio-Canada / Fournie par Bronwen Alsop

Sa fille de 5 ans comptait les jours avant de pouvoir participer aux activités de Pedalheads, le camp de jour où elle apprend à faire du vélo.

Elle est triste parce qu'elle s'attendait à enfin voir d'autres enfants après des semaines à la maison, raconte Mme Alsop.

C'est une autre déception pour nous et nos enfants alors qu'on en a terriblement besoin.

Une citation de :Bronwen Alsop, mère de deux enfants

Bronwen Alsop est aussi la fondatrice du groupe Opening Schools & Daycares Full Time Safely In Ontario qui rassemble des centaines de parents pour la réouverture des écoles et des garderies à temps plein.

Elle raconte que les annonces de fermetures qui se sont succédé au fil des mois pèsent lourd sur le moral des parents. Elle raconte que les familles sont plongées dans une incertitude constante depuis un an.

Chaque mauvaise nouvelle a un impact émotionnel sur moi et sur tant de parents. C’est comme un tsunami. Personne ne se rend compte à quel point cela est dommageable. C'est traumatisant, explique Bronwen Alsop.

Le camp de jour est un service de garde pour beaucoup de gens.

Une citation de :Bronwen Alsop, mère de deux enfants et éducatrice

Selon la mère de famille, plusieurs parents n'ont pas la chance de pouvoir rester à la maison pendant la semaine de relâche. Le camp de jour devient alors un service de garde pour plusieurs familles monoparentales, par exemple ou encore pour les parents qui doivent physiquement se rendre au travail.

Les camps de jour passent au virtuel

Le YMCA du Grand Toronto a aussi annulé son camp de la relâche. Dhakshan Ravibalan, le directeur régional des camps d'été, reconnaît à quel point les activités en personne sont importantes pour les enfants, mais espère qu'ils seront aux rendez-vous pour participer aux ateliers en ligne.

Pour l'instant, il y a encore des places disponibles, mais le YMCA du Grand Toronto s'attend à moins de participants que les années précédentes en raison de la pandémie. Le YMCA offrira un camp virtuel cet été, mais se prépare aussi à des activités en personne, sauf indication contraire de la part des autorités sanitaires.

Une femme aux cheveux gris.

Le Camp Tournesol de Martine Brouillet offre des services en français depuis 20 ans.

Photo : Radio-Canada / Fournie par Martine Brouillet

Pour ne pas prendre de risque, la propriétaire du Camp Tournesol a décidé de ne pas offrir d'ateliers en personne pour la semaine de relâche.

Tous les problèmes autour de l'annulation des différents locaux loués, le remboursement des parents et l'annulation de contrats avec les membres du personnel [...] c'est un très grand risque pour les petites entreprises, explique Martine Brouillet.

Cette décision lui a permis d'éviter un revirement de situation de dernière minute à quelques jours de la semaine de relâche en Ontario, alors que le nombre d'infections à la COVID-19 grimpe.

C’est très difficile pour les petites compagnies. C’est de l’incertitude, c’est du stress.

Une citation de :Martine Brouillet, présidente et fondatrice du Camp Tournesol

La fermeture des camps de jour en présentiel, ordonnée par le gouvernement Ford, sème l'inquiétude chez Martine et Bronwen qui espèrent qu'ils seront ouverts cet été.

On ne sait plus quoi penser, lance Mme Brouillet. C’est difficile de comprendre pourquoi les écoles sont ouvertes. On espère qu'il y aura plus de cohérence cet été, dit-elle.

Elle estime que son camp de jour virtuel pour la relâche attirera une centaine de participants francophones, mais elle sait que parents et enfants sont désespérément à la recherche d'activités en personne.

Comme d'autres propriétaires de camps de jour, Martine Brouillet, prépare son programme estival, mais cette fois-ci, elle a ajouté une clause dans ses contrats qui lui permet de faire des annulations de dernière minute.

Les camps de jour de Toronto ont eu lieu en personne en été 2020, mais avaient été annulés en hiver, en raison d’une hausse du nombre d’infections à la COVID-19.

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