•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des inondations en Indonésie et au Timor oriental font plus de 110 morts

Sur le bord d'un cours d'eau, une route est en grande partie effondrée.

Les pluies torrentielles ont dévasté le paysage, brisant même une route de la région de Dili, au Timor oriental.

Photo : Associated Press / Kandhi Barnez

Agence France-Presse

Plus de 110 personnes ont péri et des dizaines d'autres sont toujours portées disparues dans les inondations et les glissements de terrain en Indonésie et au Timor oriental, où des hameaux ont été dévastés, ont annoncé lundi des responsables locaux.

Des inondations et des crues soudaines, provoquées par des pluies torrentielles, ont semé le chaos dans les zones situées entre Florès, en Indonésie, et le Timor oriental, poussant des milliers de personnes à rechercher un abri dans des centres d'accueil.

Ce déluge a fait déborder des réservoirs d'eau et inondé des milliers de maisons, alors que les secouristes s'efforçaient de porter assistance aux sinistrés.

Les pluies diluviennes devraient se poursuivre mardi, avec des vagues atteignant six mètres de haut, selon l'agence indonésienne de gestion des catastrophes.

La tempête, qui se dirige vers l'Australie, a tué au moins 86 personnes en Indonésie et 71 sont portées disparues, tandis que 27 ont péri au Timor oriental. La plupart des décès ont eu lieu à Dili, la capitale, qui a été inondée, l'esplanade devant le palais présidentiel ayant même été transformée en étang de boue.

L'Union européenne s'est dite prête à offrir son assistance au Timor oriental pour faire face à ces inondations catastrophiques au moment où le pays travaille déjà dur à contrer la COVID-19.

Deux hommes cherchent dans l'amas composé de morceaux de tôle et d'arbres déracinés.

Des résidents d'Ape Timur, sur l'île de Lembata, tentent de voir ce qu'ils peuvent récupérer dans les décombres de leur demeure.

Photo : Associated Press / Ricko Wawo

Dans l'est de l'île indonésienne de Florès, de nombreux ponts, maisons et routes étaient recouverts de boue, ce qui compliquait la tâche des sauveteurs tentant d'atteindre les zones les plus touchées.

La boue et la météo constituent un gros défi, de même que les débris qui s'amoncellent et rendent les recherches difficiles, a déclaré Raditya Djati, porte-parole de l'agence indonésienne de gestion des catastrophes.

À Lembata, une île située à mi-chemin entre Florès et Timor, les accès routiers ont été coupés, ce qui a obligé les autorités à déployer des machines de chantier pour rouvrir les routes.

Certains villages situés sur des hauteurs ont en partie été emportés vers le littoral dans des glissements de terrain.

Des appels à l'aide

Basir Langoday, un habitant de l'île, a raconté avoir entendu des appels à l'aide venant d'une maison couverte de débris. Il y avait quatre personnes à l'intérieur. Trois ont survécu, mais pas la dernière, a-t-il raconté aux journalistes.

Basir Langoday et ses amis ont tout fait pour tenter de sauver l'homme coincé dans sa maison, en vain, a-t-il assuré. Il criait : dépêchez-vous, je ne tiens plus.

Le président Joko Widodo a présenté ses condoléances. Je mesure la peine immense de nos frères et sœurs après cette catastrophe, a-t-il dit dans un discours à la nation.

Partout dans les zones sinistrées, des habitants pris de panique se sont rués sur des centres d'accueil, tandis que d'autres restaient à proximité de ce qui restait de leur maison.

Les évacués sont dispersés un peu partout, il y en a des centaines dans tous les districts, mais beaucoup de personnes sont aussi restées chez elles, explique Alfons Hada Bethan, chef de l'agence de gestion des catastrophes de Florès oriental. Ils ont besoin de médicaments, de nourriture, de couvertures.

On pense que de nombreuses personnes sont toujours ensevelies, mais on ignore combien.

Une citation de :Alfons Hada Bethan, chef de l'agence de gestion des catastrophes de Florès oriental

Les précipitations toujours soutenues compliquent aussi la donne.

Les glissements de terrain et les crues subites sont courants dans l'archipel indonésien, notamment à la saison des pluies, mais les défenseurs de l'environnement soulignent que la déforestation favorise ces catastrophes.

En janvier, 40 Indonésiens avaient trouvé la mort lors d'inondations qui avaient touché la ville de Sumedang, dans l'ouest de Java.

L'agence nationale de gestion des catastrophes estime que 125 millions d'Indonésiens, soit environ la moitié de la population de l'archipel, vivent dans des régions à risque de glissements de terrain.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !