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La première enseignante de saulteaux en Saskatchewan n’est plus

Portrait de Margaret Cote.

Margaret Cote est décédée à l'âge de 70 ans.

Photo : Facebook / Margaret Cote

Radio-Canada

La première enseignante du saulteaux en Saskatchewan, Margaret Cote, est décédée cette semaine à l'âge de 70 ans.

Selon sa biographie sur le site de la maison d’édition Strong Nations, Margaret Cote est la première personne à avoir enseigné le saulteaux dans une école publique. Elle l’a également enseigné à l’Université des Premières Nations du Canada.

Le professeur associé des études en langue crie de l’Université des Premières Nations, Solomon Ratt, a appris la mauvaise nouvelle de la part d’un de ses étudiants mercredi.

En 1990, Solomon Ratt, Billie-Joe Laboucan et Margaret Cote ont été les trois premiers diplômés en linguistique du Saskatchewan Indian Federated College, l'ancêtre de l’Université des Premières Nations du Canada.

Solomon Ratt a toujours été impressionné par la capacité de son ancienne camarade de classe à mener de front l’enseignement, l’apprentissage et avoir une vie de famille.

Quand elle a commencé à enseigner le saulteaux, elle a dû écrire elle-même le manuel qu’elle utilisait, se souvient M. Ratt.

Margaret Cote a publié son premier livre en 1984, Nahkawewin Saulteaux (le dialecte ojibwé des Plaines). Le dernier, Anihšinapemowin Beginning Saulteaux (le saulteaux pour les débutants), est sorti en librairie il y a trois mois. Au total, elle a participé à une vingtaine d’ouvrages sur la langue et la culture saulteaux.

Préserver la langue

Margaret Cote s’est assurée que son savoir ne se perde pas. Elle a formé sa nièce, Lynn, pour que celle-ci puisse lui succéder.

Je travaillais comme administratrice commerciale, et elle m’a demandé d’étudier le saulteaux, se remémore Lynn Cote. J'ai commencé à suivre son enseignement et à l’époque elle écrivait elle-même ses notes à la main.

Depuis, Lynn Cote a numérisé ces écrits pour qu’ils puissent être reproduits.

Et bien qu’elle était à la retraite depuis plusieurs années, Margaret Cote a continué de travailler sur des projets culturels liés à la langue saulteaux.

Avec les informations de Kerry Benjoe

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