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La COVID-19 chamboule l'arrivée des travailleurs étrangers en Abitibi-Témiscamingue

Un travailleur agricole taille les buissons de bleuets.

La pandémie chamboule l'arrivée des travailleurs agricoles étrangers en Abitibi-Témiscamingue

Photo : CBC/Paul Palmeter

La COVID-19 complique l'arrivée des travailleurs agricoles étrangers en Abitibi-Témiscamingue.

La Bleuetière du Montreuil au Témiscamingue doit accueillir 34 travailleurs du Guatemala.

Le gérant Stéphane Groux évoque la difficulté de trouver des vols nolisés et la quarantaine que les travailleurs doivent observer dans différents hôtels de la région.

C'est pourquoi il aimerait les accueillir plus tôt que d'habitude.

Moi, je les demande normalement pour le premier mai. Mais je vais essayer de les faire venir un petit peu plus tôt, parce que le printemps et hâtif et ils ont aussi une quarantaine encore à faire, dit-il.

Ça change tellement vite, une semaine il faut faire un paquet de choses, l'autre semaine c'est d'autres choses. Mais si c'est comme aujourd'hui, oui c'est aussi compliqué que l'année passée, sinon plus, ajoute Stéphane Groux.

Les Serres de Gallichan

Les Serres de Gallichan

Photo : Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard

Pour la 6e saison, l'entreprise les Serres de Gallichan doit se faire aider par des travailleurs étrangers.

Mais des 5 travailleurs mexicains recrutés cette année, seulement 3 sont déjà sur le sol canadien, les autres devraient arriver plus tard.

C'est sûr que ma saison est déjà très avancée et s'ils n'arrivent pas la semaine prochaine, je ne redemanderais pas pour une autre arrivée.

Une citation de :Marie-Claude Raiche

La propriétaire, Marie-Claude Raiche, s'inquiète des retards dans le calendrier des arrivées.

C'est plus ardu cette année, dit-elle. Nous, on était très chanceux l'année passée, ils sont arrivés le 11 mars. On commençait juste à parler de la COVID. Donc, on n'a pas été touchés. Donc, pour nous, ç'a super bien été. Mais cette année, c'est sûr que c'est plus compliqué, fait savoir Marie-Claude Raiche.

Ils doivent faire une quarantaine, il faut prévoir un loyer, et étant donné qu’il y a plusieurs arrivées, on doit prévoir un autre loyer pour loger ceux qui sont en quarantaine. On doit les faire venir plus de bonne heure pour les avoir au travail à la date qu'on veut, puis c'est plus compliqué, ils ont [aussi] un test à effectuer, ajoute-t-elle.

À la ferme Les Viandes à Côté du Bordeleau de Clerval, les travailleurs étrangers sont présents durant toute l'année depuis environ 5 ans.

Laurie Côté Sarrazin pose devant un troupeau de bovins dans un pré.

La productrice Laurie Côté-Sarrazin.

Photo : Radio-Canada / Vanessa Limage

Une main-d’œuvre essentielle pour le fonctionnement de l'entreprise, explique la responsable des ventes Laurie Côté-Sarrazin qui n'arrive plus à recruter des travailleurs locaux.

Elle évoque quelques retards pour faire venir les travailleurs depuis le Guatemala.

Nous, nos travailleurs de l'été vont arriver prochainement. On est toujours en attente de deux travailleurs et j'ai un travailleur qui doit partir, dit-elle.

Il y a encore un peu d'incertitude, est-ce qu'il y aura des vols, c'est plus cher également. Mais on va croiser les doigts pour que tout aille bien, mais on est en attente. Ils sont censés être prêts d'ici quelques semaines, et on espère que ça va être toujours le cas, ajoute-t-elle.

Près de 15 000 travailleurs étrangers sont attendus, un peu partout dans la province cette année.

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