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Le ras-le-bol des patients qui attendent des chirurgies non urgentes

Sara Corrigan et sa fille, qui tient une pancarte, sont debout.

Sara Corrigan (à droite) en compagnie de sa fille tenant une pancarte appelant à aider sa mère, lors de la manifestation de samedi.

Photo :  CBC / Austin Grabish

Radio-Canada

Une femme qui attend une opération et frustrée par les délais d'une intervention chirurgicale jugée non urgente a organisé samedi un rassemblement auquel ont pris part plus d’une douzaine de personnes devant l’Hôpital pour femmes de Winnipeg.

Sara Corrigan soutient qu'elle a l'impression d'accoucher sans péridurale tous les jours, tant ses douleurs sont permanentes.

La femme de 37 ans devait subir une hystérectomie en novembre dernier, mais l'opération a été reportée à plus tard en avril, parce que le personnel de l'Hôpital a été redéployé pour s'occuper de patients malades de la COVID-19.

Mme Corrigan informe qu'elle a appris il y a deux jours que son intervention chirurgicale prévue pour le 19 avril était une fois de plus annulée. L'hôpital n'a toujours pas le personnel nécessaire pour les opérations, dit-elle.

Mme Corrigan dit que le fait d’apprendre que son opération avait été annulée de nouveau a été pour elle un véritable cauchemar.

J'ai l'impression d'être dans un vide sans espoir et sans options. Je n'ai aucune idée de ce qu'il faut faire. Je me suis demandé si je devais aller au Mexique pour essayer de résoudre ce problème, poursuit-elle.

Tout ce qu'ils peuvent faire, c'est me donner des médicaments et me renvoyer chez moi. Ces médicaments ont complètement rongé la paroi de mon estomac. Il y a des aliments que je ne peux plus manger. Je ne peux pas faire d'exercice.

Mme Corrigan a écrit au premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, et à la ministre de la Santé, Heather Stefanson, pour leur faire part de ses préoccupations. Mais elle affirme avoir reçu des réponses insatisfaisantes.

Des personnes avec des pancartes.

Accélérer la reprisede chirurgies non urgentes

Photo : Radio-Canada

Manque de personnel

Récemment le chef du service de gynécologie de l'Hôpital pour femmes, la Dre Margaret Burnet a déclaré au Winnipeg Free Press que l'unité postopératoire manque cruellement de personnel.

La Dre Margaret Burnet a aussi confié au journal que le retour des listes de chirurgie a été lent par rapport à d'autres endroits, et que cela nuit aux femmes en attente d'une opération lourde.

Elle a ajouté que les femmes souffrant d'anémie, de douleurs importantes, de prolapsus utérin et d'autres problèmes de santé ont toutes vu leurs opérations reportées.

Retour imminent à la normale

Un porte-parole de Soins communs indique que les équipes de soins ont établi un ordre de priorité des opérations chirurgicales en fonction des besoins des patients, afin de s'assurer que toutes les opérations jugées urgentes ou émergentes, y compris celles de nature gynécologique, aient lieu.

Il ajoute que plusieurs membres du personnel qui ont été redéployés sont revenus au cours des deux dernières semaines et que la capacité chirurgicale devrait augmenter au cours des prochaines semaines pour prendre en compte les patients souffrant de conditions bénignes.

Nous compatissons à ce que vivent les patients qui attendent des interventions chirurgicales jugées non urgentes pour leur santé à long terme, soutient-t-il.

Avec les informations de Camille Kasisi-Monet et de Austin Grabish

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