•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une saison inespérée pour les stations de ski

L'Association des stations de ski s'attend toutefois à des bilans inégaux selon les régions.

d3bf9ab0d3344df39902c3fc7067d367

Photos générales du mont sainte-Anne

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Avec le retour du printemps, la fin de semaine de Pâques sera la dernière pour la majorité des stations de ski de la province. Au terme d'une saison extraordinaire et marquée par la pandémie de COVID-19, skieurs et opérateurs se pincent encore d'avoir pu connaître un aussi bel hiver.

On a eu des sueurs froides, on a été inquiets à certains moments, admet Yves Juneau, président de l'Association des stations de ski du Québec. Mais en bout de ligne, la pratique des sports de glisse a été relativement épargnée, autant par les consignes sanitaires que les éclosions de COVID-19.

Avec les mesures mises en place, on a réussi à rester ouverts tout l'hiver. Il n'y a pas eu d'éclosion, autant pour nos travailleurs que chez nos visiteurs, se réjouit M. Juneau. Je vous dirais que les gens sont soulagés d'avoir pu profiter de la saison.

Le président-directeur général de l'Association des stations de ski du Québec, Yves Juneau

Le président-directeur général de l'Association des stations de ski du Québec, Yves Juneau

Photo : Radio-Canada

Revenus et fréquentation variables

Il est encore trop tôt pour dresser le bilan complet de la saison 2021. Mais déjà, l'Association constate une hausse de 3,5 % des abonnements de saison à l'échelle du Québec par rapport à l'an dernier. Ces abonnements, vendus en ligne, permettaient aux utilisateurs de garantir leur accès à la montagne alors que l'accès était contingenté.

Misant déjà sur une clientèle de proximité, certaines stations, notamment près des centres urbains, ont su tirer leur épingle du jeu, selon l'association. Les stations locales ont eu d'excellents résultats, affirme Yves Juneau.

Vue sur le stationnement de Bromont, montagne d'expériences

Les skieurs ont pris les montagnes d'assaut cet hiver, les sports de glisse individuels étant permis durant la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Alexis Tremblay

Quant aux stations davantage de destination, avec des parcs immobiliers plus importants, des baisses d'achalandage ont été remarquées à certains endroits. Privées des clientèles de l'Ontario, des États-Unis et de l'étranger, ce sont d'importants revenus qui ont été perdus en séjours et en restauration, notamment durant les Fêtes ou la relâche ontarienne.

C'est le cas au Mont-Sainte-Anne, près de Québec, où la vente des billets journaliers a diminué de 65 % pour la saison. On explique la différence principalement sur la clientèle de séjour qui n'a pas été au rendez-vous cette année, souligne Lisa-Marie Lacasse, porte-parole des stations touristiques Mont-Sainte-Anne et Stoneham.

Même chez la clientèle québécoise, Mme Lacasse évoque également le découragement des déplacements interrégionaux parmi les facteurs ayant mené à la baisse d'achalandage.

Mieux qu'en 2020, mais...

Reste que contrairement à l'an dernier, les skieurs québécois, peu importe la montagne, ont pu profiter des pentes au printemps. En 2020, en plein éclatement de la pandémie au Québec, la province a été littéralement fermée, privant les stations de près de 60 millions $ en revenus.

Cette année, ce sont les revenus des écoles de ski qui ont subi des pertes. La chute des inscriptions serait de l'ordre de 44 %, selon Yves Juneau. Rappelons que les activités en groupe ont été interdites une bonne partie de la saison en vertu des mesures sanitaires.

L'Association des stations de ski du Québec s'attend, au final, à des chiffres similaires à ceux de l'an dernier. Mais de la manière dont les choses se sont déroulées, M. Juneau se permet cette déclaration : Le bilan est pas mal plus positif et joyeux que celui de 2020. On a réussi à rester ouvert toute la saison.

Avec les informations de Kassandra Nadeau-Lamarche

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !