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Medicine Hat : l’aéroport sans vols commerciaux n’est pas endormi pour autant

Le responsable de l'aéroport de Medicine Hat, Jeff Huntus, regarde un jet privé sur la piste depuis la salle d'attente vide.

Si les vols commerciaux sont suspendus pour l'instant, l'aéroport de Médicine Hat accueille toujours les vols privés, l'école de pilotage et HALO, un service de transport d'urgence par hélicoptère.

Photo : Radio-Canada / Vincent Bonnay

Dès le début de la pandémie, Air Canada a suspendu ses vols vers Medicine Hat, imitée par WestJet le 21 mars dernier. L’aéroport s’est alors retrouvé orphelin de ses vols commerciaux, mais il n’est pas inactif pour autant.

Dans une salle d’embarquement déserte, le directeur de l'aéroport, Jeff Huntus, attend impatiemment le retour à la normale. Ça a été une longue année dit-il en observant un jet privé atterrir.

On a eu 75 000 passagers ici en 2019, rappelle t-il. Pour l'instant, depuis le début de cette année, on en est à 200. Il avoue avoir été déçu par l’annonce de la suspension des vols de WestJet, mais explique que la décision est logique et il y voit même plutôt un signe encourageant pour l’avenir.

Continuer de faire voler des avions vides aurait entraîné la faillite des compagnies aériennes, affirme-t-il. Il est plus facile de se relever d'un service suspendu quand l'économie et la situation sanitaire le permettront, que de se relever d'une faillite.

Un helicoptère en vol.

L’avenir de l’industrie, c’est aussi ce qui intéresse Terri Super, la présidente de l’école de pilotage Super T Aviation, dans le hangar d’à côté.

Les perspectives d’emploi ne sont pas bonnes, alors qu’il y a encore un an elles étaient excellentes confie-t-elle.

Terri Super explique que même si certains élèves ont abandonné en voyant l'état de l'industrie depuis la pandémie, d'autres se sont tout de même inscrits. Entre 20 et 30 élèves se préparent en ce moment à devenir pilotes et, selon elle, c'est un bon moment pour se lancer et ainsi être prêt au moment où la demande redécollera.

Pandémie ou pas, les services d'urgence se tiennent prêts

En plus des avions de l’école de pilotage, un autre appareil n’a jamais cessé de voler : l'hélicoptère-ambulance de HALO.

Le service indépendant d'ambulances aériennes se doit de répondre aux appels d’urgence en 15 minutes, même en temps de pandémie. L’activité a été ralentie, passant de 200 interventions en 2019 à 150 en 2020, mais la pandémie se fait surtout ressentir sur les finances de HALO.

Son directeur, Paul Carolan, explique que l’organisation sans but lucratif a constaté une forte baisse dans son financement, en partie parce que les événements de collecte de fonds n’ont pas eu lieu. Nous avons dû être créatifs et trouver d'autres façons de rassembler assez d'argent pour maintenir l'hélicoptère en vol. La vie des gens en dépend, dit-il.

WestJet a déjà annoncé que ses vols vers les provinces atlantiques, également suspendus, reprendront le 24 juin. La même date avait été évoquée pour Medicine Hat lors de la suspension des vols, de quoi laisser planer un vent d’optimisme sur le tarmac.

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