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Dix marathons en autant de jours : le défi d’un Gatinois

Éric Deshaies avant une course.

Éric Deshaies s'apprête à commencer son premier de 10 marathons.

Photo : Radio-Canada

Les chaussures d’Éric Deshaies verront les kilomètres défiler au cours de la prochaine semaine et demie. Le Gatinois s’est lancé le défi de réussir 10 marathons en autant de jours, quelques mois après avoir combattu la COVID-19.

Il a parcouru ses premiers 42,2 km samedi et il planifie répéter l’exploit chaque jour jusqu’au 12 avril. Un marathon, ce n’est pas une très grande difficulté, mais l’accumulation, c’est ça que j’ai hâte de voir, explique l’habitué des courses extrêmes de très longues distances.

Il sait qu’il devra adopter un rythme plus lent qu’à l’habitude surtout pour ses premières sorties, question de favoriser sa récupération. Il aimerait quand même réaliser, à chaque fois, le temps requis pour la qualification du marathon de Boston pour sa catégorie d’âge, soit 3 h 20.

Éric Deshaies a décidé de relever ce défi après s’être inscrit à la course virtuelle Badwater élite, qui requiert des participants de compléter 430 km en 16 jours, le plus rapidement possible.

C’était déjà un bon défi, mais j’ai eu la COVID au mois d’octobre. J’ai été vraiment malade et, bizarrement, [avec] le fait de m’obliger à prendre deux mois tranquilles, ma forme monte depuis janvier, mentionne-t-il.

Le père de famille raconte qu’il a été frappé de plein fouet par le virus. J’arrivais d’une heure de course et une heure après, j’étais dans le lit avec 40 degrés.

Après sa convalescence de 10 jours, le travailleur de la santé a tenté de reprendre la course, mais les symptômes de la maladie persistaient, si bien qu’il a dû tout arrêter pendant six semaines. Éric Deshaies croit néanmoins que cet arrêt lui permet d’avoir de meilleures performances ce printemps.

Ces résultats lui donnent confiance pour ses 10 marathons, qu’il compte réaliser sur différents parcours, en fonction de la fatigue que ses jambes ressentiront quotidiennement.

J’ai besoin d’avoir un objectif. Je suis inscrit à des courses cet été, mais j’ai de la misère à croire qu’elles auront lieu et à me motiver avec ça. Le virtuel, même si ce n’est pas la même chose, ça me motive, poursuit le coureur.

Ce dernier a déjà pris part à la course Badwater en personne, qu’il décrit comme la plus difficile au monde. Son nouveau défi ne sera peut-être pas aussi intense que celui qui a été à l’origine de son idée, mais il risque d’être tout aussi mémorable.

Avec les informations de Jonathan Jobin

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