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Les troupes érythréennes au Tigré « ont commencé à évacuer »

 Un soldat tient un fusil mitrailleur.

Un membre des forces spéciales d'Amhara tient son fusil devant le 5e bataillon du commandement nord de l'armée éthiopienne à Dansha, le 25 novembre 2020.

Photo : Getty Images / EDUARDO SOTERAS

Agence France-Presse

Les troupes érythréennes combattant dans la région du Tigré « ont commencé à évacuer », un jour après que les pays du G7 ont appelé à leur retrait rapide, a assuré samedi l'Éthiopie.

Le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a annoncé la semaine dernière que les forces érythréennes quitteraient le Tigré, trois jours après avoir finalement reconnu leur présence et face à des informations faisant état de massacres et de violences sexuelles généralisées.

Mais les habitants de certaines villes du Tigré ont continué à signaler la présence de soldats érythréens ces derniers jours. Le G7 a estimé vendredi que leur départ devait être rapide, inconditionnel et vérifiable.

Dans un communiqué publié sur Internet samedi soir, le ministère éthiopien des Affaires étrangères a déclaré que le processus avait commencé.

Comme annoncé la semaine dernière, les troupes érythréennes qui avaient franchi la frontière lorsqu'elles ont été provoquées par le TPLF ont maintenant commencé à évacuer.

Une citation de :Demeke Mekonnen, ministère éthiopien des Affaires étrangères

Le texte précise que l'armée éthiopienne est désormais chargée de garder la frontière nationale.

Le TPLF est le Front populaire de libération du Tigré, ancien parti au pouvoir au Tigré qui a dominé la politique nationale en Éthiopie pendant près de trois décennies, avant l'arrivée au pouvoir d'Abiy Ahmed en 2018.

Il a envoyé des troupes au Tigré en novembre, une décision qui, selon lui, a fait suite à des attaques du TPLF contre des camps de l'armée fédérale.

Addis Abeba et Asmara ont longtemps nié que les Érythréens étaient actifs au Tigré, malgré les témoignages de résidents, de groupes de défense des droits de la personne, de diplomates et même de certains responsables civils et militaires éthiopiens.

Amnesty International et Human Rights Watch ont accusé les troupes érythréennes d'avoir notamment tué des centaines de personnes dans la ville tigréenne d'Axum en novembre.

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