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COVID-19 : devrons-nous recevoir le vaccin chaque année?

Une personne se fait vacciner

La vaccination contre la COVID-19 pourrait bien devenir annuelle, selon le professeur Marc-André Langlois.

Photo : Getty Images / Yoshikazu Tsuno

Radio-Canada

Selon un éminent virologue canadien, le vaccin contre la COVID-19 pourrait bien devoir être administré chaque année puisque le SRAS-CoV-2 continue de muter et de produire de nouveaux variants.

Le professeur Marc-André Langlois, de l'Université d'Ottawa, dirige le nouveau réseau d'intervention rapide sur les variants du coronavirus, une équipe de recherche qui réunit des experts de tout le Canada pour étudier la science qui sous-tend ces variants et la façon de gérer leur propagation autant que possible.

Les variants de ce virus existeront pendant longtemps, a déclaré M. Langlois durant une entrevue avec CBC News, samedi.

[Le virus] pourrait même devenir endémique, ce qui signifie que chaque année, lorsque nous nous ferons vacciner contre la grippe, nous nous ferons vacciner contre le coronavirus aussi, quels que soient les variants qui circulent à ce moment précis.

Il n'est en poste que depuis une semaine, mais M. Langlois connaît déjà le défi auquel lui et les 30 autres chercheurs du réseau sont confrontés.

Les gouvernements sont avides de réponses, a-t-il expliqué.

Ils veulent savoir s'il existe un variant plus résistant à un type de vaccin plutôt qu'à un autre, ce qui inciterait à réorienter la chaîne d'approvisionnement des vaccins pour envoyer un vaccin plus efficace contre un certain variant dans une région et redéployer les autres vaccins dans une autre.

Il y a d'énormes implications autour de ces variants

Une citation de :Professeur Marc-André Langlois

Une nouvelle pandémie

Les [nouveaux variants du SRAS-CoV-2] se propagent rapidement. Il s'agit d'une nouvelle pandémie. Nous combattons maintenant un nouvel ennemi, a déclaré jeudi le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford. Il a annoncé un confinement partiel pour les quatre prochaines semaines au moins dans la province.

Doug Ford, masqué, refermant une porte.

En conférence de presse, jeudi, le premier ministre de l'Ontario a évoqué « une nouvelle pandémie » et « un nouvel ennemi » avant de présenter les détails du reconfinement.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Les nouveaux variants sont beaucoup plus dangereux qu'auparavant. Ils se propagent plus rapidement et font plus de mal que le virus que nous combattions l'année dernière.

La Dre Lisa Salamon travaille comme médecin urgentiste au sein du Scarborough Health Network, dans l'est de Toronto. Lors d’une entrevue séparée et accordée à CBC News, la Dre Salamon a affirmé qu’elle voit fréquemment des familles entières aux soins intensifs parce que les deux parents sont malades.

Et comme vous pouvez l'imaginer, cela doit être vraiment difficile pour ces enfants, a-t-elle dit.

Trop tard pour le confinement?

Selon la Dre Salamon, la nouvelle série de mesures de confinement annoncée cette semaine un peu partout au pays a peut-être été instaurée trop tard. Elle s’inquiète aussi de la possibilité de voir une recrudescence des cas si les Canadiens décident de se rassembler pour Pâques.

Nous avons vu ce qui s'est passé à l’Action de grâces. Deux semaines plus tard, c'était un désastre. Nous avons vu ce qui s'est passé à Noël. Deux semaines plus tard, c'était un désastre, a illustré la Dre Salamon.

En Ontario, le nombre de cas quotidiens est en augmentation depuis quelques semaines déjà. Et ça va être bien pire après le long week-end, a-t-elle prédit.

Tout cela souligne la nécessité de vacciner le plus grand nombre de personnes, le plus rapidement possible, selon le professeur Langlois.

Les vaccins existants fonctionnent contre les trois variants qui ont été identifiés jusqu'à présent au Canada, a-t-il dit. Ils sont extrêmement efficaces pour réduire la gravité de la maladie, la transmission de la maladie.

Il y aura d’autres variants, selon M. Langlois

Le nombre de nouveaux variants ira en augmentant, a prédit M. Langlois. Son groupe étudie présentement le sujet. Nous ne cherchons pas seulement des mutations spécifiques, mais la combinaison de mutations, a-t-il expliqué à CBC News.

Il ne s'agit pas simplement de séquencer et d'examiner les mutations... Il s'agit de comprendre comment ces mutations fonctionnent ensemble pour donner au virus de nouvelles propriétés.

Selon M. Langlois, c'est l'une des raisons pour lesquelles des injections annuelles de COVID-19 seront probablement nécessaires à l'avenir. À mesure que le virus mute et s'adapte, les vaccins devront être mis à jour – tout comme le vaccin annuel contre la grippe.

Il est très probable que tous les vaccins qui sont déployés actuellement doivent être modifiés à l'avenir.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario
Avec les informations de CBC News

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