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Les enquêteurs s'interrogent sur la santé mentale de l'assaillant du Capitole

Un policier referme une haute clôture de sécurité au Capitole.

Les policiers ont renforcé la sécurité autour du Capitole au lendemain d'un incident qui a coûté la vie à un policier et au suspect.

Photo : Getty Images / Tasos Katopodis

Associated Press

L'homme qui a foncé vendredi sur des policiers près du Capitole, tuant l'un d'entre eux avant d'être abattu, souffrait de délire, de paranoïa et avait des pensées suicidaires, a confié samedi un responsable américain à l'Associated Press.

Les enquêteurs pensent qu'il s'agit d'un acte commis par un jeune homme à l'esprit dérangé.

Une vidéo montre le conducteur armé d'un couteau sortant de la voiture accidentée. Il court vers les deux policiers, a indiqué la cheffe par intérim de la police du Capitole, Yogananda Pittman. La police a abattu le suspect, Noah Green, âgé de 25 ans. Celui-ci est mort à l'hôpital.

Les enquêteurs se concentrent de plus en plus sur l'état mental de Green afin de trouver un motif à l'attaque, a déclaré le responsable, qui n'était pas autorisé à parler publiquement. Il a déclaré que la famille de Green leur avait parlé de ses pensées de plus en plus délirantes.

Un être perturbé

Dans des publications en ligne, qui ont été supprimées depuis, Green affirmait être sous le contrôle du gouvernement par la pensée et qu'il était surveillé. L'individu se décrivait comme un adepte de l'organisation Nation of Islam et de son fondateur Louis Farrakhan. Il évoquait vivre une période difficile où il s'appuyait sur sa foi. Certains des messages ont été photographiés par le groupe SITE.

C'est la deuxième fois qu'un policier du Capitole meurt dans l'exercice de ses fonctions depuis le début de l'année. Le 6 janvier, un agent est mort lors de l'émeute insurrectionnelle perpétrée par des partisans de l'ancien président Donald Trump.

Les autorités ont installé une clôture géante autour du périmètre du Capitole. Elles ont aussi limité la circulation le long des rues les plus proches du bâtiment, mais elles avaient commencé à retirer certaines des mesures d'urgence. Et le drame de vendredi pourrait retarder la réouverture progressive des terrains de l'immeuble au public.

Des prières

Je demande simplement au public de continuer à garder la police du Capitole des États-Unis et leurs familles dans ses prières, a déclaré Mme Pittman. C'est une période extrêmement difficile pour la police du Capitole des États-Unis après les événements du 6 janvier et celui qui s'est produit ici vendredi.

La police a identifié le policier tué comme étant William « Billy » Evans, un vétéran de 18 années qui était membre de l'unité des premiers intervenants du service.

Une statue devant le Capitole à Washington.

Les drapeaux sont en berne au Capitole à Washington.

Photo : afp via getty images / SAUL LOEB

Le président Joe Biden a déclaré dans un communiqué qu'il a exprimé ses condoléances à la famille de M. Evans. Il a également ordonné à la Maison-Blanche de mettre en berne les drapeaux.

Le drame s'est déroulé à un point de contrôle de sécurité généralement utilisé par les sénateurs et le personnel pendant la semaine, bien que la plupart soient absents du bâtiment pendant la pause actuelle.

La zone a été fermée pendant des heures, vendredi. Des troupes de la Garde nationale ont par ailleurs monté la garde devant le bâtiment, samedi.

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