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Campements de sans-abri dans les parcs : Toronto revoit ses plans

Un campement de sans abri dans le parc Trinity Bellwoods

Il y a des campements dans plusieurs parcs de la ville, dont Trinity Bellwoods.

Photo : Radio-Canada / Paul Smith/CBC News

Radio-Canada

Les sans-abri de Toronto qui habitent dans des campements de fortune illégaux installés dans les parcs de la ville pourront y rester encore quelques jours.

La Ville de Toronto a annoncé avoir suspendu son projet d’évincer les sans-abri et nettoyer les parcs. La Municipalité prévoyait de le faire le 6 avril. Or, il y a une éclosion de COVID-19 dans un refuge temporaire, installé dans un hôtel du centre-ville.

Selon le service de santé publique de Toronto, le refuge situé au 45 The Esplanade ne pourra pas accueillir les gens qui sont présentement dans ces campements en raison de cette éclosion.

Aucune mesure d'application pour évacuer les parcs n'aura lieu le 6 avril, tandis que la Ville continue de concentrer ses efforts sur l'offre des moyens nécessaires pour assurer la sécurité des personnes et soutenir les orientations volontaires vers des espaces intérieurs, y compris d'autres programmes hôteliers à travers la ville qui continuent d'accepter des orientations, ainsi que des options de logement permanent qui deviennent disponibles, peut-on lire dans un communiqué de la Ville publié jeudi.

Le 19 mars, la Ville avait affiché des avis d’éviction sur des tentes, des poteaux d'éclairage, des arbres et des structures en bois dans les parcs de Toronto. Ces avis citaient la Loi sur l'intrusion dans les propriétés de l'Ontario et indiquaient aux sans-abri qui occupent les parcs qu’ils doivent quitter les propriétés de la Ville avant le 6 avril. 

Les avis précisaient que les activités telles que le camping, l'installation de tentes et de structures, l'allumage de feux et les rassemblements pendant la nuit ne sont pas autorisés dans les parcs.

Éclosions dans 15 refuges

Quatre personnes séjournant au 45 The Esplanade, anciennement connu sous le nom de Novotel Toronto Centre, ont contracté la COVID-19. L'hôtel refuge fait partie du programme Pathway Inside de la ville qui offre un espace intérieur aux personnes vivant dans les parcs.

Il y a des campements un peu partout dans la ville, mais les parcs Alexandra, Trinity Bellwoods, Moss Park et Lamport Stadium sont occupés par un grand nombre de sans-abri.

L'éclosion déclarée par le service de santé publique de Toronto est l'une des 15 éclosions dans les refuges de la ville. Il y a 329 cas positifs de COVID-19 parmi le personnel et les résidents des refuges, selon la Ville de Toronto.

Susan Gibson, une résidente du campement dans le parc Trinity Bellwoods depuis l'été dernier, a déclaré qu'elle n'était pas convaincue qu'elle serait en sécurité dans un refuge.

Le portrait d'une femme

Susan Gibson affirme qu'elle est soulagée du fait que la Ville ne viendra pas l'évincer le 6 avril.

Photo : Radio-Canada / Lorenda Reddekopp/CBC News

Mme Gibson affirme qu’elle est soulagée de ne pas avoir à quitter le 6 avril tel que prévu. Je suis tellement soulagée. Je ne savais pas ce que j'allais faire.

Et j'entends parler des éclosions de COVID dans les refuges et les hôtels. Je ne voulais pas être contrainte d'entrer dans le système des refuges.

Selon la Ville, les gens qui ont contracté la COVID-19 et qui sont liés à l’éclosion du refuge situé au 45 The Esplanade n’ont pas contracté la maladie au refuge.

Les personnes ont été immédiatement transférées vers un site de récupération et tous les résidents du programme subissent des tests de dépistage, peut-on lire dans le communiqué de la Ville.

La Municipalité offre une chambre privée et sécurisée, une salle de bain, une buanderie et trois repas par jour. Selon le communiqué, plus de 60 personnes provenant des campements dans les parcs ont décidé de profiter de l’offre.

Garder les gens en vie

Le Dr Andrew Boozary, directeur exécutif de la médecine sociale au Réseau universitaire de santé, a déclaré que le plan de démantèlement des campements était malavisé.

Nous sommes dans une pandémie mortelle. L'accent ne peut pas être mis sur l'expulsion des personnes qui vivent dehors, a déclaré le Dr Boozary.

En ce moment, notre objectif collectif doit être de garder les gens en vie, de faire tout ce que nous pouvons pour s'assurer que les gens peuvent faire de la distanciation physique et peuvent s’isoler.

Le maire de la ville, John Tory, a répété que les campements n'ont pas leur place dans les parcs publics.

Il a déclaré lors d'une séance d'information à l'hôtel de ville mercredi dernier espérer que les gens qui sont dans les campements accepteront de rentrer dans un des refuges de la ville. 

Nous avons un plan pour déplacer les personnes qui sont dans des campements dans des parcs publics vers un meilleur logement, vers un logement permanent. Ces campements ne sont pas sûrs, ils ne sont pas sains et ils n'ont pas leur place dans les parcs publics, a déclaré M. Tory aux journalistes.

Avec les informations de CBC News

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