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Les effets des microplastiques sur le pétoncle géant à l’étude

La pêche au pétoncle génère de fortes retombées économiques.

Un pêcheur tient un pétoncle à la coquille ouverte.

Un pétoncle

Photo : Associated Press / Robert F. Bukaty

Radio-Canada

Des chercheurs de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), dans l'est du Québec, réaliseront jusqu'en 2025 une recherche sur les effets chroniques des microplastiques sur le pétoncle géant, une espèce ayant un fort potentiel économique au Canada.

En 2012, la valeur globale des pêches côtière et hauturière du pétoncle s'élevait à plus de 113 millions de dollars au Canada.

Le mollusque est particulièrement pêché au large de la Nouvelle-Écosse.

La recherche, dirigée par le professeur Youssouf Soubaneh, du Département de biologie, chimie et géographie de l’UQAR, sera soutenue par Pêches et Océans Canada, qui lui a octroyé 230 500 $.

Les travaux porteront sur la bioaccumulation des microplastiques et des nanoplastiques sur le pétoncle géant. On s'intéresse particulièrement à la bioaccumulation chronique, on regarde quel est l'effet des microplastiques sur une période de 6 mois, a indiqué le professeur Soubaneh à l’émission Info-réveil vendredi.

Le pétoncle géant a été choisi comme sujet d’étude d'abord pour son intérêt économique, indique le chercheur.

C'est une espèce qui filtre l'eau. En filtrant l'eau, elle peut bien sûr accumuler des microplastiques. Mais elle a une certaine capacité aussi [...] de se débarrasser de ces microplastiques, ajoute le professeur Soubaneh. Il peut y avoir un certain enjeu de santé humaine.

L’étude aidera donc à mesurer cette capacité d'épuration que possède le pétoncle et à déceler de potentiels effets toxicologiques chez les humains. Jusqu'à présent, on n'a pas de signes en ce sens, mentionne M. Soubaneh.

La ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, Bernadette Jordan, constate que la population canadienne jette plus de trois millions de tonnes de déchets de plastique annuellement, mais qu'à peine 9 % de ces déchets sont recyclés.

La ministre croit qu'il est essentiel d'étudier la menace des microplastiques sur les écosystèmes aquatiques.

Le projet de recherche du professeur Youssouf Soubaneh sera mené à la station aquicole de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER) de l’UQAR avec une équipe de sept personnes, dont le professeur émérite Émilien Pelletier.

D’après une dépêche de La Presse canadienne et avec des renseignements d’Éric Gagnon

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