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Shawinigan : deuxième rassemblement illégal en autant de soirs dans la même habitation

Des gyrophares sont allumés sur une voiture de police, la nuit.

Des gyrophares sont allumés sur une voiture de police, la nuit.

Photo : getty images/istockphoto / Matt Gush

La Presse canadienne

La Sûreté du Québec (SQ) est intervenue sur les lieux d’un rassemblement privé vendredi en soirée à Shawinigan à un endroit qui avait pourtant reçu la visite de la police la veille.

Les agents de la SQ ont été appelés sur les lieux d’une habitation située sur la rue Thibaudeau, à Shawinigan, vendredi soir, pour un rassemblement impliquant une vingtaine de personnes, ce qui contrevient à la Loi sur la santé publique, qui interdit les rassemblements dans les maisons pour limiter la propagation de la COVID-19.

La police s’était pourtant rendue au même endroit jeudi soir pour la même raison, distribuant 17 constats d’infraction, d’un montant de 1550 $ chacun, aux personnes qui se trouvaient à l’intérieur.

Les 17 contraventions n’ont toutefois pas découragé les fêtards, puisque les mêmes personnes étaient rassemblées au même endroit lors de la deuxième visite de la police. Trois autres personnes s’étaient même jointes à eux.

Les contrevenants provenaient non seulement d’adresses différentes du Québec, mais aussi de l’Ontario.

La maison en question a été louée par le biais de la plateforme Airbnb. Sur le site, on décrit la propriété comme une demeure digne d’une star de Hollywood.

Les jeunes ont raconté à Radio-Canada s’être rassemblés pour célébrer un anniversaire et qu’ils souhaitaient poursuivre leur location tout le week-end. Mais ce ne sera pas le cas, puisque le propriétaire des lieux a demandé à la SQ de les expulser. Les policiers se sont présentés sur les lieux vers 14 h samedi et tous les locataires ont finalement plié bagage.

Même si les policiers se sont présentés deux fois en autant de soirs à la même adresse, les fêtards n’ont reçu qu’une contravention chacun.

Appel à des célébrations plus sobres

Le premier ministre François Legault a lancé un appel aux Québécois pour que ces derniers restent dans leur bulle familiale respective, donc par adresse, durant le long congé de Pâques. Son gouvernement souhaite ainsi éviter une flambée de nouveaux cas de coronavirus, dont les variants sont plus contagieux.

C’est d’ailleurs pour cette raison que des mesures de confinement d’urgence ont été imposées aux citoyens des villes de Québec, Lévis et Gatineau pour dix jours, soit jusqu’au 12 avril.

Afin de s’assurer que les Québécois respectent les consignes sanitaires durant le long congé pascal, les divers corps policiers de la province ont été appelés par le ministère de la Sécurité publique à lancer l’opération provinciale RAPPEL, dont l’acronyme signifie Respectons Attentivement les Prescriptions pour Ensemble Lutter contre la propagation du coronavirus en prévision du congé de Pâques, selon la Sûreté du Québec qui participe à cette opération d’envergure du 1er au 5 avril.

C’est certain que, sans être plus sévère, on sait que les gens sont au courant qu’ils doivent faire attention, qu’ils doivent respecter les mesures, a rappelé en entrevue samedi matin l’agente Anik Lamirande, porte-parole de la Sûreté du Québec.

D’autres services policiers, comme ceux de Québec, Trois-Rivières et Châteaugay, ont notamment fait savoir aux populations qu’elles desservent que leurs policiers allaient être plus présents sur le terrain jusqu’à lundi, notamment dans les parcs et à divers endroits ciblés dans les quartiers résidentiels ou ailleurs, en plus d’effectuer des contrôles routiers pour s’assurer du respect du couvre-feu.

C’est certain qu’il va y avoir des contrôles routiers aux endroits stratégiques afin de s’assurer du respect du couvre-feu. Les quartiers résidentiels aussi vont être patrouillés afin de faire de la détection et de l’intervention au niveau des rassemblements privés, a pour sa part indiqué l’agente Lamirande.

Elle a précisé que les bars et restaurants sont aussi dans la mire des policiers afin de s’assurer du respect des consignes sanitaires.

Plus répressif que préventif? Je crois que ça s’applique, selon chaque situation, soutient l’agente Lamirande qui assure que l’objectif n’est pas de remettre des contraventions puisque les policiers réagissent selon la situation qui se présente devant eux.

À cela s’ajoutent les dénonciations à la police de citoyens qui n’en peuvent plus de voir que certaines personnes ne respectent tout simplement pas les règles, notamment lors de fêtes privées.

Des amendes salées

Les récalcitrants s’exposent donc à des amendes.

C’est une amende d’environ 1500 $ avec les frais. Donc chaque infraction constatée par les policiers ou par des témoins peut être passible de ce constat, précise l’agente Lamirande.

À Québec, où un effort collectif est demandé pour briser la vague de transmission des variants, le SPVQ rappelle que les amendes peuvent même se rendre jusqu’à 6000 $.

Dans la grande région de Québec, la SQ portera aussi une attention particulière dans les MRC de l’île d’Orléans, de La Côte-de-Beaupré et de La Jacques-Cartier durant le long congé de Pâques.

Avec les informations de Jacob Côté

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