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L’Ontario reconfiné pour lutter contre l’effet dévastateur des variants

Des piétons, dont la plupart portent des masques, attendent à une intersection à Toronto.

Les restrictions sont entrées en vigueur à minuit, dans la nuit de vendredi à samedi.

Photo : CBC/Evan Mitsui

Depuis minuit, les Ontariens sont à nouveau assujettis à un confinement qui durera au moins 28 jours. Le gouvernement Ford refuse de l’appeler ainsi, déclarant plutôt qu’il applique un « frein d’urgence » pour limiter les nouvelles infections et éviter que les hôpitaux soient submergés.

Les variants, qui représentent maintenant la majorité des nouvelles infections dans la province, sont plus contagieux, rendent plus malade et frappent les plus jeunes davantage que les vagues précédentes.

Jeudi, la santé publique dénombrait 2557 nouveaux cas de COVID-19 et vendredi, plus de 430 patients étaient aux soins intensifs.

Le premier ministre  Doug Ford s'explique en conférence de presse.

Le premier ministre Doug Ford assure que la décision de mettre à nouveau la vie « sur pause » n'a pas été prise à la légère.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Nous nous battons contre un nouvel ennemi; les nouveaux variants sont bien plus dangereux et ils font beaucoup plus de mal que le virus contre lequel nous nous battions l’an dernier.

Une citation de :Doug Ford, premier ministre

Doug Ford s’inquiétait de voir bondir les nouvelles infections après Pâques, comme cela s’est vu à d’autres occasions quand les gens se sont rassemblés pour fêter en dépit des recommandations.

La province n’a pas donné l’ordre aux citoyens de rester à la maison, explique la ministre de la Santé, notamment en raison des conséquences sur la santé mentale, tant des enfants que des adultes. Le beau temps compliquerait aussi l'application d'une telle directive.

Christine Elliott lors d'une conférence de presse.

La ministre ontarienne de la Santé, Christine Elliott.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Le printemps arrive. Nous voulons que les gens puissent aller à l’extérieur et en profiter, en continuant de prendre leurs précautions.

Une citation de :Christine Elliott, ministre de la Santé

Le gouvernement demande toutefois aux Ontariens de rester à la maison, sauf pour des motifs essentiels comme aller à l’épicerie, se rendre à un rendez-vous médical ou prendre l’air en famille.

Les employeurs sont aussi priés de laisser leurs employés travailler à la maison, dans la mesure du possible.

  • Les rassemblements sociaux intérieurs sont interdits; ceux à l’extérieur sont limités à cinq personnes, à l'exception des rassemblements de gens qui vivent sous le même toit et des personnes seules qui peuvent fréquenter un autre ménage.
  • Seules 15 % des places peuvent être occupées dans les espaces intérieurs où se tiennent des mariages, funérailles et cérémonies religieuses. À l’extérieur, la distance de deux mètres doit être maintenue entre les participants.
  • Les bars et les restaurants ne peuvent offrir que les commandes à emporter, les livraisons et les services au volant.
  • Les commerces qui comblent des besoins essentiels, compte les épiceries et les pharmacies, peuvent recevoir la moitié des clients habituels à la fois; les magasins considérés comme étant non essentiels sont limités au quart des consommateurs qu’ils peuvent accueillir en temps normal.
  • Les services personnels comme les coiffeurs de même que les camps de jour sont fermés.
  • Les centres de conditionnement physique, de même que les installations sportives (intérieures comme extérieures), sont fermés. Il y a quelques exceptions.

Les écoles demeurent ouvertes pour le moment.

Ces nouvelles directives provinciales apportent peu de changement pour les personnes habitant dans des zones grises, dont la région de Peel et la ville de Toronto.

Inquiétude chez les restaurateurs

Les mesures annoncées jeudi par la province auront toutefois l’effet d’un éteignoir : les terrasses qui venaient de rouvrir ferment, les cours de conditionnement physique à l’extérieur sont de nouveau interdits et la perspective d’une coupe de cheveux prochaine est reportée à une date indéterminée.

Deux hommes attablés à une terrasse boivent une bière.

Les terrasses avaient été autorisées à rouvrir le 20 mars en zone grise.

Photo : CBC/Sam Nar

Dans les régions touchées moins gravement par la pandémie, les changements sont plus tangibles. Des habitants de petites villes du Nord se demandent d’ailleurs pourquoi le gouvernement Ford n’a pas opté pour une stratégie régionale au lieu d’imposer les mêmes règles sur l'ensemble du territoire.

Le très court préavis donné par la province frustre le propriétaire du restaurant français Batifole, à Toronto. C'est toujours le même problème, il n'y a pas de considération pour les gens qui travaillent dans les restaurants, déplore Pascal Geffroy.

Le premier ministre Ford dit comprendre l’ampleur du sacrifice demandé jour après jour aux particuliers et commerçants. Vous avez ma parole, nous serons là pour vous, nous veillerons sur vous, a-t-il répété jeudi.

Un restaurant fermé.

Ce confinement est un nouveau coup dur pour les restaurants; beaucoup ne survivront pas, selon leur association.

Photo : CBC/Andrew Lee

Pour certaines entreprises, comme dans le secteur de la restauration, il sera peut-être trop tard cependant. L’association Restaurants Canada craint une fermeture de la moitié des établissements si la situation actuelle se prolongeait encore de six mois.

À partir de samedi, la province abaisse à 55 ans l’âge requis pour pouvoir recevoir le vaccin d’AstraZeneca dans les pharmacies.

La liste des pharmacies qui administrent le vaccin (Nouvelle fenêtre) (site du gouvernement ontarien)

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