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Les nouvelles entreprises affluent vers une région rurale de la Nouvelle-Écosse

Le clocher d'une église émerge du feuillage en automne.

Un paysage du Cap-Breton en 2019.

Photo : CBC / Dave Laughlin

La Presse canadienne

Une communauté de la côte est qui tire ses origines dans le charbon et l'acier ne cadre pas à première vue avec l'endroit où se déroule l'avenir de la haute technologie du Canada.

Pourtant, certains des esprits les plus brillants du pays quittent les laboratoires des grandes villes de Toronto et de Silicon Valley pour se rendre dans l'est de la Nouvelle-Écosse afin de faire prospérer la biotechnologie de pointe.

En périphérie de Sydney, à l'intérieur d'une structure de verre et de béton neutre en carbone, les entrepreneurs derrière de jeunes pousses prometteuses à forte croissance testent des innovations à grande échelle à l'aide d'équipements industriels tels que des bioréacteurs, des sécheurs à radiofréquence et des fermenteurs.

Beth Mason dans son laboratoire. Deux autres chercheurs travaillent en arrière-plan.

Beth Mason, cheffe de la direction du Centre Verschuren.

Photo : CBC / Tom Ayers

Vous n'avez pas besoin d'être au milieu d'une ville pour faire cela et à certains égards, il est avantageux de ne pas l'être, a déclaré Beth Mason, cheffe de la direction du Centre Verschuren pour la durabilité en matière d’énergie et d’environnement.

Les entreprises de technologies propres ont besoin d'équipements à l'échelle pilote, elles ont besoin d'un grand espace. Ce n'est pas le monde informatique où ils peuvent travailler sur un ordinateur dans un garage.

Deux pieds sur une serviette blanche.

Phycus Biotechnologies, l'une des entreprises qui lorgne le Cap-Breton, développe des ingrédients pour des produits de beauté exempts de produits chimiques.

Photo : Getty Images / Robert Przybysz

Établi à Toronto, Phycus Biotechnologies travaillait dans un laboratoire depuis des années, mais avait besoin d'un endroit pour prospérer, a déclaré le cofondateur et chef de la direction Vikram Pandit.

La jeune entreprise, qui conçoit des microbes à l'aide d'un processus de fermentation pour fabriquer des ingrédients d'origine naturelle pour les cosmétiques, a trouvé l'équipement dont elle avait besoin au Cap-Breton.

Nous avions besoin de locaux suffisamment grands pour produire de l'acide glycolique dans de plus grands bioréacteurs, a déclaré M. Pandit. Le Centre Verschuren nous aidera à faire passer notre travail du laboratoire à une échelle de démonstration, ce qui, espérons-le, attirera des investisseurs commerciaux.

Néanmoins, attirer de jeunes pousses et des ingénieurs de classe mondiale au Cap-Breton, une île en grande partie rurale dont l'économie repose sur des industries axées sur les ressources plus traditionnelles et le tourisme, peut sembler un défi.

Mais le Centre Verschuren et son partenariat avec Innovacorp baptisé AscendBio commencent à créer un buzz dans la communauté des jeunes pousses biotechnologiques, a déclaré Paul Richards d'Innovacorp, l'organisation de capital-risque de démarrage de la Nouvelle-Écosse.

Des collines près de l'océan.

Attirer de jeunes pousses au Cap-Breton, une île en grande partie rurale, peut sembler un défi.

Photo : Getty Images / Dora Dalton

Nous sommes en train de démystifier le mythe selon lequel les écosystèmes et les grappes de jeunes entreprises sont un phénomène urbain, a déclaré M. Richards, responsable du secteur agrotechnologique et des bioressources de l'organisation.

À Toronto, c'est un petit poisson dans un grand étang. Ici, ils bénéficient d'un important soutien.

Une citation de :Paul Richards, Innovacorp

L'automne dernier, le Centre Verschuren s'est détaché de l'Université du Cap-Breton et a été incorporé en tant que centre de recherche et de technologie autonome, la plupart de ses activités étant financées au moyen d'ententes de rémunération à l'acte et de certains financements fédéraux et provinciaux supplémentaires propres à des projets.

Bâtiment sur lequel on lit le nom du centre.

Le Centre Verschuren en 2020.

Photo : CBC / George Mortimer

Cette décision a libéré le centre de certaines des contraintes et de la bureaucratie liées à son affiliation à une institution universitaire et permet aux jeunes entreprises de conserver leur propre propriété intellectuelle.

Le fait que nous puissions trouver tout cet équipement sous un même toit et ne pas avoir à céder toute cette propriété intellectuelle était probablement la caractéristique la plus intéressante pour nous, a déclaré Mark Masotti, président-directeur général d'Alter Biota, une jeune entreprise établie à Toronto qui a créé un additif nanocarboné qui améliore les qualités du béton.

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