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Féminicides : l’Outaouais se mobilise contre la violence faite aux femmes

Une femme tient une pancarte qui dénonce la violence envers les femmes.

Des centaines de Gatinois se sont mobilisés, vendredi, pour sensibiliser la population à la violence conjugale.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Huit roses blanches ont été déposées, vendredi, sur un monument à la mémoire des victimes de l'école Polytechnique érigé en Outaouais. Une fleur pour chacune des Québécoises victimes de féminicide depuis le début de l’année.

Un geste symbolique orchestré par les organismes féministes de l'Outaouais et les sept maisons d'aide et d'hébergement pour femmes de la région. Une façon d'illustrer l'urgence d'agir.

Ce sont les actions de tout le monde qui vont faire que ce problème-là va s’éliminer, croit Annick Brazeau, directrice de la Maison d'hébergement pour Elles des Deux Vallées.

Une personne dépose une fleur sur un monument.

Des militantes et militants ont déposé des roses blanches sur un monument à la mémoire des victimes de l'école Polytechnique, érigé en Outaouais.

Photo : Radio-Canada

Des centaines de Gatinois se sont mobilisés, vendredi, pour sensibiliser la population au rôle que tout un chacun peut jouer pour prévenir et signaler les cas de violence conjugale, alors que huit féminicides ont lieu en autant de semaines au Québec.

Une vingtaine de mobilisations semblables ont eu lieu en même temps à travers la province.

Les défis qui attendent les femmes victimes de violence conjugale continuent d’être nombreux, souligne Mme Brazeau.

Le système judiciaire est mal adapté, les places en hébergement d’urgence pas assez nombreuses et le manque de logements à prix modique est criant, dénonce la directrice de la Maison d'hébergement pour Elles des Deux Vallées.

Une femme accorde une entrevue lors d'un rassemblement.

Annick Brazeau est directrice de la Maison d'hébergement pour Elles des Deux Vallées, en Outaouais.

Photo : Radio-Canada

L'année dernière, on a refusé 2000 femmes et 1014 enfants parce qu'il n'y avait pas de place. [...] Comme il manque de logements en Outaouais, ça prend du temps avant que les femmes quittent chez nous, qu'elles puissent quitter la ressource. Donc, tant qu'elles n'ont pas quitté, on ne peut pas accueillir de nouvelles femmes, explique-t-elle.

La crise sanitaire a changé la donne, constate Mme Brazeau.

Depuis le début de la pandémie, la situation de la violence conjugale a beaucoup évolué et changé. À des moments, c’était plus silencieux. Ce que je peux vous dire, c’est qu’en Outaouais, d’habitude, on a beaucoup plus de demandes. Il y a des femmes qui nous appellent [...] mais beaucoup moins qu’à l’habitude, constate Mme Brazeau. Et ça, ce n’est pas normal, parce que la violence conjugale n’a pas disparu avec la pandémie.

Les enfants, des victimes collatérales, dit une intervenante jeunesse

Karina Machado, intervenante jeunesse à la Maison l’Autre chez soi, dans le secteur d’Aylmer, souligne que la violence envers les femmes a des répercussions chez les enfants qui y sont exposés.

Les enfants vont vraiment vivre le même cycle de violence que leur mère, note Mme Machado.

Une femme accorde une entrevue lors d'un rassemblement.

Karina Machado est intervenante jeunesse à la Maison l’Autre chez soi, dans le secteur d’Aylmer, à Gatineau.

Photo : Radio-Canada

Depuis un an, la professionnelle dit remarquer une hausse des demandes de services en jeunesse.

Pour arriver à répondre à la demande, nous sommes trois intervenantes jeunesse, alors que l’année dernière, j’étais seule à m’occuper du volet jeunesse, témoigne Karina Machado.

Avec les informations de Catherine Morasse

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