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Les administrateurs du CSS des Chic-Chocs réagissent aux démissions

On efface un tableau dans une classe.

Cinq administrateurs du Centre de services scolaire des Chic-Chocs ont démissionné en bloc (archives).

Photo : La Presse canadienne / PC

Les administrateurs du CSS des Chic-Chocs répliquent aux messages négatifs diffusés à la suite de la démission de 5 des 15 administrateurs.

Les administrateurs veulent rassurer la communauté et les parents sur le bon fonctionnement de l’organisation, indique une des administratrices, Anik Truchon.

Ils affirment que les allégations de harcèlement et d’intimidation de la part de la direction générale sont sans fondement.

Des enquêtes sont en cours, mais des enjeux de confidentialité les empêchent d’en parler publiquement, indiquent les administrateurs dans un communiqué signé par tous ceux qui sont encore en poste. Lorsqu’on aura les résultats de ces démarches, on en prendra acte et les décisions seront prises à ce moment-là, affirme Anik Truchon.

Parmi les administrateurs démissionnaires, certains ont affirmé avoir reçu des mises en demeure de la part des procureurs du Centre de services scolaire.

Une salle de classe vide, vue depuis un bureau d'élève.

Parmi les administrateurs démissionnaires, certains ont affirmé avoir reçu des mises en demeure de la part des procureurs du Centre de services scolaire (archives).

Photo : Getty Images/iStock/DONGSEON KIM

Toutefois, selon Yves Galipeau, ancien directeur du Cégep de la Gaspésie et des Îles et administrateur du Centre de services scolaire des Chic-Chocs, les administrateurs actuels ne sont pas concernés par ces notifications.

La directrice générale a été questionnée précisément sur ces mises en demeure. Si mes souvenirs sont bons, elle n’a pas nié qu’il puisse y en avoir. Néanmoins, c’est dans le passé, ce n’est pas quelque chose qui nous concerne actuellement et, personnellement, je ne suis au courant d’aucune lettre d’avocat ou de quoi que ce soit, affirme M. Galipeau.

Ce dernier assure que tous les administrateurs travaillent dans un climat sain et dans le respect du rôle de chacun. On est une équipe résolument engagée avec la direction du Centre de services scolaire. Il faut faire évoluer notre CSS pour amener les jeunes vers la réussite. On est en bonne intelligence. On travaille bien ensemble. Il n’y a pas de harcèlement.

Tout le monde, ajoute-t-il, exerce son mandat en toute liberté et en toute indépendance.

Une question de rôle?

Les démissions de quatre des cinq administrateurs ont été attribuées par la direction générale du Centre de services scolaire des Chic-Chocs à une mauvaise compréhension du rôle des administrateurs. Un cinquième administrateur aurait démissionné pour des raisons de santé.

Yves Galipeau rappelle que le mandat de gouvernance des administrateurs en est un de validation, d’orientation et d’approbation et que ces derniers veillent aux intérêts de l’ensemble des parties, particulièrement des élèves.

Il rejoint en cela l’interprétation de la directrice générale, Deslilas Fournier, pour qui les administrateurs délèguent leurs fonctions et leurs pouvoirs aux cadres des services et aux directeurs d’établissements. On n’a pas à s'immiscer dans la façon dont le quotidien se gère, ajoute Anik Truchon.

En apprentissage

Nés en juin dernier, les nouveaux centres de services scolaires n'ont que quelques mois.

Mme Truchon estime que les turbulences récentes au sein du conseil d’administration peuvent être vues comme une leçon d’apprentissage. On a la chance de compter sur l’appui des gens du ministère de l’Éducation. On est en train de marquer l’histoire non seulement dans notre région, mais aussi dans l’ensemble du Québec, avec cette nouvelle façon de gouverner. On est fiers de pouvoir contribuer au développement de cette nouvelle forme de gouvernance.

Les autres membres du conseil d'administration (10 administrateurs votants et un administrateur du CSS) ont choisi de poursuivre leur mandat sans pourvoir aux postes absents.

C’est un choix assumé, admettent Yves Galipeau et Anik Truchon. On ne souhaitait pas accueillir de nouvelles personnes dans la tourmente vécue au cours des dernières semaines, commente Mme Truchon.

Elle ajoute que les administrateurs se préparent à intégrer les nouveaux membres dès la rentrée scolaire.

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