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Jeux vidéo : les coffres à butin liés à la dépendance aux jeux de hasard, selon une étude

Une capture d'écran du site web de Blizzard Entertainment montrant une page sur laquelle sont proposés des coffres à butin.

Plusieurs gouvernements ont déjà légifiéré pour interdire les coffres à butin dans les jeux vidéo vendus sur leur territoire.

Photo : Blizzard Entertainment

Radio-Canada

Une récente étude britannique rapportée par la BBC vient donner mauvaise presse aux coffres à butin, ou loot boxes en anglais, ces boîtes virtuelles offrant des récompenses aléatoires de plus en plus populaires chez les adeptes des jeux vidéo, surtout les jeunes.

Les coffres à butin – qui sont généralement acquis en accomplissant certains objectifs d’un jeu ou en déboursant de l’argent réel supplémentaire – sont l’une des principales pommes de discorde entre l’industrie du jeu vidéo et les législateurs partout dans le monde.

Ils contiennent généralement des éléments esthétiques, choisis de manière aléatoire, qui n’ont pas d’influence sur le jeu et qu’on peut utiliser pour déguiser un personnage ou modifier l’apparence de l’interface.

Alors que des pays comme la Belgique et les Pays-Bas ont déjà légiféré pour interdire cette mécanique des jeux vidéo vendus sur leur territoire, le Royaume-Uni est toujours en train de déterminer s’il encadrera la pratique ou non.

Psychologiquement comparable aux jeux de hasard

Le rapport rendu public par les universités de Plymouth et Wolverhampton a déterminé que les coffres à butin étaient structurellement et psychologiquement comparables aux jeux de hasard.

L‘étude, commandée par l’organisation non gouvernementale (ONG) GambleAware, a fait un compte rendu des recherches déjà existantes pour examiner la force des liens entre ces récompenses aléatoires et les comportements liés au jeu pathologique.

En premier lieu, les résultats démontrent que parmi les enfants britanniques qui jouent à des jeux vidéo (93 % des enfants de la population), 40 % ouvrent des coffres à butin.

Autre statistique : seulement 5 % des joueurs et joueuses génèrent la moitié des revenus liés aux coffres à butin. En moyenne, ces personnes dépenseraient entre 70 et 100 livres sterling (entre 122 et 178 dollars canadiens) chaque mois pour ces contenus aléatoires.

Parmi les 13 études recensées, 12 d’entre elles ont établi des liens sans ambiguïté entre l’utilisation de coffres à butin et les comportements de jeu problématiques. La plupart des adeptes de ces coffres seraient de jeunes hommes, avec une corrélation plus marquée pour ceux en bas âge et d’un niveau d’éducation inférieur.

L'exclusivité comme incitatif à l’achat

Selon le rapport, plusieurs jeux utiliseraient des incitatifs psychologiques pour encourager l’achat de coffres à butin, comme la crainte de passer à côté de rabais spéciaux ou d’articles dont la disponibilité est limitée dans le temps.

Nos recherches démontrent que les développeurs de jeux, volontairement ou non, semblent générer de larges profits sur le dos des personnes à risque [...], mais pas sur celui des adeptes de jeux vidéo qui ont de bons moyens financiers, peut-on lire dans l’étude.

Le rapport offre aussi certaines recommandations pour pallier le problème, comme une définition claire des coffres à butin dans le langage de la loi, ou encore la création d’étiquettes précises indiquant leur présence, au même titre que les avertissements de limite d’âge.

D’autres avenues sont proposées, par exemple l’établissement d’une limite de dépenses ou une indication claire des chances de remporter un article rare en comparaison avec le prix moyen d’un coffre à butin.

Avec les informations de BBC

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