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Une Québécoise documentera les changements climatiques en Antarctique

Béatrice Vu sera la seule Québécoise à la prochaine expédition éducative ClimateForce 2041.

La globe-trotteuse écoresponsable Béatrice Vu près du fleuve Saint-Laurent, pratiquement libre de glace.

Conscientisée très jeune à la pollution, Béatrice Vu veut sensibiliser aux impacts des voyages sur l'environnement.

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

À 5 ans, elle rêvait d'explorer le monde. À 25 ans, Béatrice Vu a déjà bourlingué à travers différents endroits de la planète. Au fil du temps, l'étudiante en design de l'Université Laval ne s'est toutefois pas contentée de voyager, elle le fait de façon écoresponsable.

La résidente de Québec, dont le père est d'origine vietnamienne et la mère d'origine thaïlandaise, veut réveiller les consciences sur les bouleversements engendrés par le réchauffement climatique en Antarctique, le dernier continent sauvage.

J'ai vraiment pris conscience quand j'étais toute jeune, lors de voyages avec mes parents au Vietnam et en Thaïlande. Je voyais beaucoup de déchets plastiques sur les plages. Je me suis dit : "Il faut vraiment que je fasse quelque chose, pas seulement faire du tourisme. Il faut que je trouve un moyen d'éduquer et d'exposer le problème", explique Béatrice Vu.

Ses parents, notamment son père, qui faisait partie des réfugiés vietnamiens qui ont fui par bateau la guerre qui faisait rage dans leur pays dans les années 70 — surnommés les boat people — ont été aussi une source d'inspiration pour la globe-trotteuse.

C'est sûr que mon père m'a toujours poussée à foncer dans mes passions, à explorer. C'est à partir de là que j'ai commencé à faire des voyages en solo et que j'ai su vraiment ce que je voulais faire dans la vie, ajoute Béatrice.

Béatrice Vu en voyage en Thaïlande, entourée de sa mère Kulathida, son père Tien-Hy et son frère Dai-Huan.

Béatrice Vu en voyage en Thaïlande, entourée de sa mère Kulathida, son père Tien-Hy et son frère Dai-Huan.

Photo : Radio-Canada / Courtoisie Béatrice Vu

Après quelques voyages écoresponsables en solo, la jeune femme décide de se joindre à la prochaine expédition éducative en Antarctique, ClimateForce 2041, dirigée par l'explorateur Robert Swan. Ce militant écologiste a fait, il y a une trentaine d'années, la traversée en ski du continent le plus froid de la planète.

J'ai été choisie parmi des centaines de candidats. Je suis aussi la seule Québécoise de la sélection, précise Béatrice Vu.

Ça va me faire un choc intense. C'est cette émotion-là que je veux transmettre sur mes photos et mes vidéos.

Une citation de :Béatrice Vu

Chaque année, la fondation ClimateForce 2041, dédiée notamment à la préservation de l'Antarctique, invite en moyenne 80 personnes à bord d'un navire. 2041 fait référence à la fin de l'échéancier du traité sur l'Antarctique, qui est consacré à la paix et à la science et qui interdit toute exploitation des ressources et revendications territoriales.

Les participants qui viennent de divers pays sont accompagnés de guides. La mission de l'expédition éducative est de témoigner des impacts du changement climatique au retour du voyage.

Je vais participer à des ateliers de formation, relate Béatrice Vu, ainsi qu'à des expéditions sur la péninsule pour aller observer les impacts des changements climatiques.

Béatrice Vu en voyage au Pérou.

Béatrice Vu en voyage au Pérou

Photo : Radio-Canada / Courtoisie Béatrice Vu

Le coût du voyage est de 25 000 $. Jusqu'à présent, Béatrice Vu a accumulé plus de 7000 $ dont 2000 $ provenant d'un commanditaire, la Faculté où elle étudie et le reste, majoritairement de financement participatif.

Je vais les représenter (la Faculté) en tant qu'étudiante là-bas. En revenant, on va faire des conférences, exposer mes photos et vidéos, illustre Béatrice Vu.

Mais bien avant de prendre sa décision, la globe-trotteuse s'est longuement questionnée sur les impacts d'un tel voyage sur l'environnement.

Au départ, ça semble à l’encontre de ce qu’on veut faire, mais en faisant des recherches sur la mission, l’impact qu’on va avoir sera plus grand que ce qu’on va consommer si on se réfère aux conférences et personnes qu’on va éduquer. Sans compter les mesures et actions écologiques prises durant et après l’expédition, croit Béatrice Vu.

Dans l'éventualité où la pandémie fait toujours rage, le voyage prévu en novembre sera reporté à une autre année.

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