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Le rêve des Jeux olympiques glisse entre les doigts de Nicholas Rivest

L'athlète gatinois est victime d'un changement des critères de sélection de Karaté Canada.

Un karatéka regarde son adversaire dans les yeux pendant un combat.

L'athlète gatinois Nicholas Rivest était le meilleur au pays dans sa discipline au cours des deux dernières années.

Photo : Gracieuseté de Nicholas Rivest

Le karatéka de Gatineau Nicholas Rivest voit son rêve de participer aux Jeux olympiques s’envoler en fumée. Il ne fait pas partie des athlètes sélectionnés par Karaté Canada pour participer au tournoi de qualification en juin à Paris.

Pourtant, Rivest était le meilleur au pays dans sa discipline au cours des deux dernières années. Mais, l’athlète de 24 ans est tombé deuxième chez les moins de 75 kg après le récent changement des critères de sélection de la fédération.

Le gros coupable c’est la pandémie. La fédération a changé les critères vu qu’il n’y avait pas de championnat canadien. Ils avaient le droit de le faire. Mais, est-ce que je suis d’accord? Bien sûr que non parce que j’ai perdu ma place, confie le jeune athlète.

Un jeune homme frappe son adversaire de karaté à la tête pendant une compétition.

Le karatéka de Gatineau Nicholas Rivest assène un coup à la tête d'un adversaire lors d'un combat.

Photo : Gracieuseté de Nicholas Rivest.

Est-ce qu’ils auraient pu faire les choses différemment? Oui, mais ils ont décidé de le faire comme ça. J’accepte maintenant la décision.

Une citation de :Nicholas Rivest, karatéka

Rivest aurait aimé pouvoir affronter celui qui a pris sa place, Mohammad Reza, dans un combat d’élimination. Seulement la pandémie a encore joué les trouble-fêtes.

Ils voulaient avoir un match de qualification entre les deux, mais c’était impossible de le faire. On n'habite pas la même province et avec les arbitres et tout c’était difficile à organiser. Comme on ne peut envoyer qu’un seul athlète par pays aux qualifications olympiques, c’est le résultat, précise le karatéka.

L’athlète a fait une ultime tentative dans les dernières semaines en faisant appel de la décision de Karaté Canada, mais il a été débouté par un juge qui considère que la décision de la fédération n’était pas déraisonnable.

Les Jeux olympiques, un projet à oublier

Cette histoire un peu rocambolesque fait en sorte que le Gatinois ne participera jamais aux Jeux olympiques. Le Karaté n’est pas au programme des Jeux de 2024 de Paris. Rivest n’a pas le courage d’attendre jusqu’en 2028, à Los Angeles, si sa discipline est admise de nouveau.

2028, c’est pas un cycle, c’est deux. Je vais avoir 32 ans rendu là. Je crois personnellement que je vais avoir passé à autre chose rendu là, se désole le jeune homme.

L’athlète connaît son sort depuis quelques semaines, ce qui fait qu’il a pu cheminer dans sa tête et semble plus en paix avec sa situation. J’ai pris ça dur pendant un bon deux semaines. Mais je suis maintenant capable d’en parler et de comprendre que Karaté Canada était dans son droit, même si je me retrouve du mauvais côté de la décision.

Nicholas Rivest compte mettre toute son énergie dans l’entraînement au cours des prochains mois et participer aux Championnats du monde l’automne prochain. Il rêve de remporter le tournoi et de montrer à sa fédération qu’elle a pris la mauvaise décision concernant les Jeux olympiques.

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