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L'Est-du-Québec se joint à la mobilisation pour dénoncer les féminicides

Manifestants et manifestantes rassemblés le 2 avril 2021 à Rimouski.

Près d'une centaine de personnes étaient rassemblées à Rimouski pour dénoncer la violence faite aux femmes.

Photo : Radio-Canada / Shanelle Guérin

Radio-Canada

Élus et organismes communautaires se sont donné rendez-vous aux quatre coins de l'Est-du-Québec, vendredi midi, pour dénoncer la violence faite aux femmes.

Des rassemblements ont notamment eu lieu à Baie-Comeau, Rimouski, Matane, Gaspé, New Richmond et Cap-aux-Meules.

Ces manifestations s'inscrivent dans le cadre de l’événement national Pas une de plus!, qui se déroule en simultané dans plusieurs villes du Québec. La vague de féminicides, qui compte huit victimes depuis le début de l’année, a provoqué à cette mobilisation.

Deux parents et trois de leurs enfants brandissent des pancartes.

À New Richmond, certains ont manifesté en famille vendredi.

Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois

Devoir de mémoire

La coordonnatrice de la maison de deuxième étape Anita-Lebel, Suzie Levasseur, voit cet événement comme un devoir de mémoire.

On a le devoir de se souvenir de ces femmes-là. Elles étaient des mères, des sœurs, des amies, des collègues. Souvent, elles tombent dans l’oubli après ces événements et on trouve ça un peu scandaleux. Nous, on veut se souvenir, affirme Mme Levasseur.

Un rassemblement devant l'hôtel de ville de Baie-Comeau.

Près d'une cinquantaine de personnes se sont rassemblées à Baie-Comeau.

Photo : Radio-Canada / Zoé Bellehumeur

L’intervenante communautaire au Centre des femmes de Forestville, Sylvie O'Connor, pense qu’il faut éduquer la population sur la violence conjugale. On voit souvent [...] dans les journaux quand une femme est tuée par son mari par de la violence conjugale [...] on voit [les mots] drame familial. Ce n’est pas un drame familial, c'est un féminicide, c’est un meurtre, soutient Mme O’Connor.

On veut montrer notre solidarité en tant que région. Ensemble, on peut faire bouger les choses.

Une citation de :Sylvie O'Connor, intervenante communautaire au Centre des femmes de Forestville
Des manifestantes brandissent des pancartes et des slogans lors d'un rassemblement dans un parc de Rimouski.

Plus d'une centaine de personnes se sont mobilisées vendredi après-midi à Rimouski.

Photo : Radio-Canada / Shanelle Guérin

Du côté de Rimouski, André-Anne Paradis, qui est intervenante à la maison pour femmes victimes de violence conjugale La Débrouille, explique que ces événements se veulent inclusifs et que tous sont invités à prendre part à la mobilisation, peu importe l'âge, l'origine et l'identité de genre.

La Débrouille demande au gouvernement d'offrir plus de ressources afin de soutenir les personnes victimes de violence conjugale.

Une femme fait une allocution lors de la mobilisation pour lutter contre les violences conjugales à Rimouski.

André-Anne Paradis est intervenante socio-politique à la maison d'aide et d'hébergement pour femmes et enfants victimes de violence conjugale, La Débrouille.

Photo : Radio-Canada / Shanelle Guérin

Les revendications, c'est vraiment de consolider des ressources dans les maisons d'hébergement, d'offrir du suivi en post-hébergement, donc de proposer des services à toutes les femmes et à tous enfants qui en ont besoin après avoir été hébergés, indique Mme Paradis.

Plus de cas de violence conjugale avec la pandémie

Une augmentation de féminicides et de cas de violence conjugale s’observe depuis le début de la pandémie, explique Marie-Ève Joncas, qui est la directrice de la Maison L'Aid'Elle de Gaspé.

Il faut comprendre que dans le cycle de la violence conjugale, le fait qu'on soit confiné à la maison avec un conjoint violent, ça crée encore plus de tension soutient Marie-Ève Joncas.

Ça s'éternise cette pandémie-là, ça fait que la tension s'installe à la maison, qu'on le veuille ou pas. En contexte de violence conjugale, bien c'est exacerbé, clairement.

Une citation de :Marie-Ève Joncas, directrice de la Maison L'Aid'Elle de Gaspé

Selon la directrice, la crise du logement peut aussi expliquer l' augmentation de féminicides et de cas de violence conjugale. Le faible nombre de logements disponibles sur le marché et les prix des loyers qui grimpent peuvent souvent être un frein important pour les femmes qui tentent de se sortir d’un milieu violent.

Avec les informations de Shanelle Guérin, de Roxanne Langlois et de Zoé Bellehumeur

Besoin d'aide?

Contactez SOS violence conjugale au 1 800 363-9010 ou au sosviolenceconjugale.ca (Nouvelle fenêtre).

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