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Les syndicats d'enseignants en Ontario demandent la fermeture des écoles

Une classe vide avec, en avant-plan, une bouteille de désinfectant.

L'Ontario garde les écoles ouvertes malgré le reconfinement qui commencera samedi.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

L'Association des enseignants franco-ontariens (AEFO), notamment, accuse le gouvernement Ford de placer les élèves et le personnel « à risque ».

Le syndicat d'enseignants note que la province impose un reconfinement partiel de 28 jours à partir de samedi pour contrer la propagation du coronavirus, y compris des variants préoccupants, mais garde les écoles ouvertes.

Il est extrêmement difficile de comprendre comment le gouvernement Ford peut concilier la santé des élèves avec les écoles ouvertes, dit l'AEFO dans un communiqué.

En entrevue avec Radio-Canada, la présidente de l'AEFO, Anne Vinet-Roy, est plus nuancée. Elle admet que ses membres sont partagés sur la question de la fermeture des écoles, mais continue à réclamer des changements pour rendre les écoles plus sécuritaires.

« Le gouvernement essaie de faire croire que tout va bien, que le monde scolaire n'est pas un vecteur de transmission, mais on a des preuves du contraire. »

— Une citation de  Anne Vinet-Roy, présidente de l'AEFO

Elle appelle la province à vacciner les enseignants le plus rapidement possible, en plus d'améliorer la ventilation dans les écoles, faciliter la distanciation et bonifier le dépistage, notamment. Il y a toujours pas le fameux 50 000 tests pour les gens asymptomatiques par semaine, dit-elle.

L'AEFO ajoute que le premier ministre Doug Ford et son ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, donnent des messages contradictoires en affirmant d'un côté que l'enseignement en classe est primordial pour le bien-être et l'apprentissage des élèves, tout en travaillant sur un plan pour faire des cours en ligne une option permanente.

Le président de la Fédération des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario (FEEO), Sam Hammond, accuse lui aussi le gouvernement Ford de ne pas bien protéger les éducateurs et les élèves.

« Garder les écoles ouvertes alors que les cas augmentent dans les écoles et dans les communautés est irresponsable, voire dangereusement négligent. »

— Une citation de  Sam Hammond, président de la FEEO

L'approche attentiste [du gouvernement Ford] et son refus de reconnaître que les écoles sont des vecteurs de la transmission de la COVID sont inexcusables, ajoute-t-il dans un communiqué.

Même son de cloche de la part de la présidente de l'Association des enseignants catholiques anglophones de l'Ontario (OECTA), Liz Stuart.

« Les écoles n'ont pas de pouvoirs magiques pour enrayer la COVID. En fait, elles sont parmi les principaux vecteurs de la troisième vague. »

— Une citation de  Liz Stuart, présidente d'OECTA

Le président de la Fédération des enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO), Harvey Bischof, affirme, lui, qu'il est évident que les écoles devraient [être fermées] et basculer vers les cours en ligne à tout le moins dans certaines zones chaudes de la province.

« Les infections dans les écoles atteignent en ce moment leur niveau le plus élevé depuis le début de la pandémie. »

— Une citation de  Harvey Bischof, président de la FEESO

Il ajoute que le niveau d'anxiété et de peur a bondi parmi ses membres.

Des parents partagés

La présidente du regroupement Parents partenaires en éducation, Badrieh Kojok, dit que les avis sont partagés parmi ses membres, mais que la « majorité » des parents veut que les écoles restent ouvertes, et ce, jusqu'à la fin juin.

Elle affirme que beaucoup d'élèves ont de la difficulté à suivre des cours en ligne et que l'isolement lié à l'apprentissage à la maison mine leur santé mentale.

« Les parents veulent que les enfants aillent à l'école avec une garantie qu'il y a une sécurité pour leurs enfants dans les écoles. Ils ne veulent pas que leurs enfants restent à la maison. »

— Une citation de  Badrieh Kojok, présidente de Parents partenaires en éducation

Pour sa part, le ministre Stephen Lecce assure que les écoles sont sécuritaires. Il souligne que les trois quarts des écoles en Ontario n'ont pas de cas déclaré de COVID-19 actuellement. Il ajoute qu'il y aura un nettoyage en profondeur des écoles durant la semaine de relâche et que l'accès au dépistage sera facilité.

Au Québec, le gouvernement Legault a ordonné la fermeture temporaire des écoles dans les zones chaudes de Lévis, Québec et Gatineau.

Avec des renseignements fournis par Rozenn Nicolle

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