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Un court-métrage d’animation manitobain en sélection officielle du Festival d'Annecy

Un homme apparaît sur un fond de couleur.

Le film surréaliste est une réflexion sur ce que sera devenu le monde et la société après la pandémie.

Photo : Office national du film du Canada

Alexia Bille

Le court-métrage Nuit de juin, du cinéaste manitobain Mike Maryniuk, est en sélection officielle du Festival international du film d'animation d'Annecy. Le film de quatre minutes  (Nouvelle fenêtre)plonge le spectateur dans un monde onirique post-COVID-19.

Nuit de juin parle de nos rêves qui porteront sur des idées nouvelles après la pandémie, a déclaré M. Maryniuk. Le réalisateur a mené une réflexion profonde sur la façon dont la crise sanitaire actuelle aura fait évoluer notre vision de la vie et notre façon d’être.

Il faut changer nos opinions sur le monde dans un sens large, a-t-il ajouté.

Pour illustrer cet état d’esprit nouveau qui nous attendrait au bout du chemin, Mike Maryniuk a choisi la figure bien connue du grand homme de cinéma muet des années 20 à 60, Buster Keaton.

C’était un humoriste pince-sans-rire. Tu peux lui prêter n’importe quelle intention, et ça fonctionne avec les expressions de son visage, a expliqué M. Maryniuk.

Une photo de Mike Maryniuk avec une casquette.

Le Festival international du film d'animation d'Annecy est l’un des 5 auxquels Mike Maryniuk espérait concourir un jour.

Photo : Josh Marr

Le projet produit par l’Office national du film du Canada (ONF), le réalisateur a décidé de mêler des images d’archives de M. Keaton avec de l’animation.

Le film aborde de grandes idées distillées dans un narratif surréaliste, a-t-il dit. Les thématiques s’entremêlent, de notre évolution en tant qu’être humain à la relation que l’on entretient avec la nature, le maître-mot est le changement.

Je pense que tout le monde comprend qu’on ne pourra pas garder la même vie après la pandémie, a confié Mike Maryniuk. On doit changer.

On suit alors Buster Keaton dans un voyage au cours duquel il contemple le passé pour s’en défaire.

Un homme avec un chapeau devant des photos de cowboys.

Une image extraite du film d'animation Nuit de juin du réalisateur manitobain Mike Maryniuk.

Photo : Office national du film du Canada

Le personnage doit reconstruire sa vision de la vie. Notre société n’a pas beaucoup d'imagination et c’est la cause de beaucoup de nos problèmes. Il faut retrouver cette imagination pour pouvoir changer le monde, a affirmé M. Maryniuk.

On doit réinventer notre vie collective, notre société et notre relation avec la nature avec du respect et de l’empathie

Une citation de :Mike Maryniuk, réalisateur de Nuit de juin

Cette nécessité de changement doit s'inspirer de la nature, en constante évolution, selon le réalisateur. Notre société est arrogante et pense qu’elle peut contrôler en tout temps. Elle doit se reconnecter à l’essentiel, à la nature, a-t-il assuré.

Mike Maryniuk a suggéré que, comme le personnage de son film, nous nous arrêtions un instant pour réfléchir à cette période où nous sommes isolés les uns des autres, afin de mieux nous retrouver à la fin de la pandémie.

Si on n’est pas connecté avec soi-même, on n’est pas capable de se connecter aux autres, a garanti M. Maryniuk.

Un court-métrage avec de nombreux messages que chacun comprendra différemment. Je veux toujours dire beaucoup de choses, mais surtout je veux que chaque personne qui regarde le film puisse en tirer quelque chose de personnel, a fait savoir le réalisateur.

Nuit de juin fait partie des 4 films canadiens sur les 42 en compétition cette année au Festival d’Annecy. C’est le plus grand festival d’animation au monde et j’ai toujours espéré y être sélectionné un jour!, a-t-il conclu.

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