•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Approches différentes pour les écoles, réactions divisées à Ottawa et Gatineau

Un homme tient une fillette par la matin et transporte son sac d'école.

À Ottawa, les écoles demeurent ouvertes (archives).

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2021 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que les écoles de Gatineau et de la MRC des Collines-de-l’Outaouauis ferment leurs portes jusqu'au 12 avril, à Ottawa, les écoles demeurent ouvertes. Des deux côtés de la rivière des Outaouais, ces décisions divisent.

Je suis soulagé! lance Jeffrey Reid, parent d’élève à l’école Francojeunesse, à Ottawa. Ici, nous avons eu très peu de cas ou même pas du tout, et je pense que c’est une très bonne chose que ça reste ouvert pour que les enfants puissent jouer et apprendre ensemble. Je crois que c’est plus néfaste pour eux de rester à la maison.

La pandémie l’inquiète bien sûr, mais le père de famille d’Ottawa explique qu’en dehors de l’école, son enfant et sa famille vivent quasiment confinés.

Même s’il a annoncé un resserrement considérable des mesures sanitaires pour 28 jours à partir de samedi, le gouvernement ontarien a décidé de maintenir les écoles ouvertes.

Dès jeudi matin, le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, avait coupé court aux rumeurs.

En réponse aux spéculations et à la désinformation sur le futur de l’école en présentiel, le ministre Lecce confirme que les écoles resteront ouvertes. C’est une des plus grandes priorités de notre gouvernement. Les écoles resteront ouvertes en personne, la semaine de relâche est maintenue en avril et de nouvelles mesures seront mises en place pour s’assurer que les élèves, comme le personnel scolaire, reviennent en classe de manière sécuritaire après leurs congés, a déclaré le bureau du ministre.

Une femme donne une entrevue. Elle porte un masque.

Naomi Masuki, parent d'élève de l'école Francojeunesse à Ottawa

Photo : Radio-Canada

Mais cette décision ne fait pas le bonheur de tous les parents.

Je pense que le gouvernement ne protège pas nos enfants en prenant cette décision. La COVID-19 se propage vite. Je préfère que mon enfant fasse l’école à distance et reste en bonne santé. Des fois, les jeunes enfants ne se protègent pas bien. Ils peuvent ramener le virus à la maison. Il faut fermer les écoles! dit Naomi Masuki.

« Il est extrêmement difficile de comprendre comment le gouvernement Ford peut concilier la santé des élèves avec les écoles ouvertes. »

— Une citation de  Déclaration écrite de l'AEFO

Dans une déclaration écrite sur ses réseaux sociaux, l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) fait également part de sa désapprobation.

L’AEFO ne comprend pas pourquoi le gouvernement Ford et le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, placent les élèves, les travailleuses et travailleurs en éducation et les communautés scolaires à risque en gardant les écoles ouvertes malgré un reconfinement provincial d’urgence d’un mois. Les experts nous disent que les variants s’en prennent davantage aux plus jeunes et que les personnes sur des ventilateurs sont de plus en plus jeunes. [...] Est-ce trop demander au gouvernement de faire la bonne chose? questionne le syndicat.

Le gouvernement ontarien promet un nettoyage en profondeur des écoles durant la semaine de relâche prévue le 12 avril ainsi que des mesures sanitaires accrues. Il compte également bonifier l'accès au dépistage dans les écoles pour accueillir les élèves en toute sécurité au retour de la relâche.

À Gatineau, entre résignation et regret

Changement de décor et de réalité, de l’autre côté de la rivière des Outaouais. Pour des milliers d'élèves de Gatineau et de la MRC des Collines-de-l’Outaouais, jeudi était le dernier jour d'école en présentiel avant une dizaine de jours au mieux.

Afin de réduire la propagation du virus dans ces deux zones plus touchées, le gouvernement du Québec a annoncé, mercredi, que les élèves devront étudier à la maison jusqu'au 12 avril.

Pour les élèves de l’École polyvalente Nicolas-Gatineau, la déception est grande.

Ça commence à devenir long. Une semaine, l’école est ouverte, une semaine, on doit rester à la maison… Ça devient dur pour étudier, lance Brandon Lanteigne, élève en secondaire 4.

Élève de secondaire 2, SImon Plante est plus partagé.

Je préfère apprendre à l’école, c’est plus facile, reconnaît-il, mais il estime que rester à la maison présente aussi des avantages.

Son père anticipe déjà un certain casse-tête pour les parents.

C’est pas évident pour les familles. Ma conjointe et moi, on travaille dans le milieu de la santé. Pour ma part, je ne peux pas du tout travailler de la maison… Ça va être beaucoup de travail. On espère que ce ne sera que deux semaines, même si on comprend qu’on n’a pas vraiment le choix, car la situation [sanitaire] ne s’améliore pas, réagit Vincent Plante.

Une homme avec un masque accorde une entrevue.

Vincent Plante, parent d'élève de l’École polyvalente Nicolas-Gatineau

Photo : Radio-Canada

La directrice générale du Centre de services scolaire des Draveurs, Manon Dufour, est tout aussi résignée.

Ce n'est pas une bonne nouvelle de fermer les écoles, mais dans le contexte actuel, on comprend la situation et on est prêts à le faire.

En entrevue mercredi, le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO) disait voir d’un bon œil la décision de fermer les classes à Gatineau.

Je pense que ça va rassurer le personnel enseignant à l’heure actuelle, avait notamment commenté Suzanne Tremblay, présidente du SEO, rappelant les nombreux cas rapportés ces dernières semaines dans les écoles.

Avec les informations d'Estelle Côté-Sroka et de Marielle Guimond

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...