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Des infirmières retraitées viennent en aide à la santé publique

Sylvie Roy vaccine une personne.

Sylvie Roy est l'une des infirmière qui sont sorties de leur retraite pour prêter main-forte à la santé publique pour vacciner la population contre la COVID-19.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Plusieurs anciennes infirmières de la région ont décidé de sortir de leur retraite et de prêter main-forte à la santé publique pour vacciner la population contre la COVID-19. Il s’agit d’une aide qui n’était pas de refus.

Ça prenait des bras, naturellement. Des bras d'expérience étaient les bienvenus, estime le directeur général de la FADOQ Saguenay-Lac-Saint-Jean-Ungava, Patrice St-Pierre. On sait aussi qu'il y a des gens qui ne demandent que ça, de pouvoir contribuer. On sait que les gens, une fois à la retraite, veulent faire du bénévolat ou même revenir sur le marché du travail. Dans un contexte de pandémie, il y a des gens qui veulent aussi revenir prêter main-forte à d'anciennes connaissances, des gens qui sont un peu débordés.

C’est le cas de Sylvie Roy, qui a eu envie d’aider ses anciennes collègues à passer à travers cette nouvelle charge de travail. Elle a été l'une des premières à vacciner en décembre dernier au CHSLD de la Colline. Toute sa carrière s’est déroulée à l'Hôpital de Chicoutimi aux soins intensifs. Le désir de faire la différence l'habitait toujours.

Parce que dans le fond, je suis une infirmière qui est capable de faire ça, la vaccination, et ça en prend, des gens, estime Mme Roy. Il y a beaucoup de gens à vacciner. Plus on va en vacciner, plus on va aller vite dans la vaccination. Il faut s'en sortir de cette pandémie.

Sylvie Roy peut vacciner jusqu'à 70 personnes par jour durant son quart de travail de 12 heures. Si le nombre de vaccins augmente, elle pourrait en faire encore plus. Moi, je dirais aux gens, aux retraités ou autres personnes qui sont intéressées à aller sur le site Je Contribue. Allez voir, allez vous inscrire. Ils sont contents de se faire vacciner, les gens. Ils sont de bonne humeur et ça nous fait du bien.

Pas assez d’infirmières à l’emploi

Les infirmières à l'emploi du CIUSSS n'auraient pas suffi à subvenir aux besoins, selon la présidente du Syndicat des professionnelles en soins du Saguenay-Lac-Saint-Jean, affilié à la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Julie Bouchard.

Présentement, avec la pénurie de personnel que l'on a partout au Saguenay-Lac-Saint-Jean, jamais on n’aurait été capable d'y arriver.

Une citation de :Julie Bouchard, présidente du Syndicat des professionnelles en soins du Saguenay-Lac-Saint-Jean

La présidente ajoute que ces retraitées sont précieuses.

Il faut leur faire très attention. Il faut qu'elles aient des conditions de travail acceptables et surtout, il faut qu'on continue à les respecter dans le travail qu'elles font, à leur faire de beaux sourires, poursuit Julie Bouchard.

Toutes les infirmières possédant un permis de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ)peuvent donner leur nom au CIUSSS. Les infirmières auxiliaires doivent être retraitées depuis moins de cinq ans et âgées de moins de 70 ans.

D'après le reportage de Laurie Gobeil

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